Le département du port, de l’étang et du vent
Fos, Lavéra, l’étang de Berre : la zone industrialo-portuaire
Le grand port maritime de Marseille a ses terminaux à conteneurs, ses raffineries, sa sidérurgie et ses terminaux pétroliers et gaziers à Fos-sur-Mer, Lavéra et Port-de-Bouc, sur des dizaines de kilomètres carrés de darses, de zones logistiques et de voies internes ; autour de l’étang de Berre, la pétrochimie, l’aéroport de Marignane et l’aéronautique complètent le tableau. Les semis y entrent et en sortent par la N 568, la N 569, l’A 55 et l’A 7, jour et nuit.
Un ensemble en panne dans une file de terminal ne bouge pas sans l’exploitant : donnez le nom du terminal, de la porte et de l’entreprise, et signalez si le chargement est classé dangereux. Le décrochage à la sellette libère souvent la file avant que le tracteur ne parte, et le dépanneur connaît les consignes d’accès des sites.
L’A 7, l’A 8, l’A 51 et l’A 55
L’A 7 arrive de Lyon et se jette dans Marseille, l’A 8 part vers Aix, le Var et l’Italie, l’A 51 monte vers Sisteron, l’A 52 et l’A 50 relient Aubagne et Toulon, l’A 54 file d’Arles vers Nîmes. Toutes ne sont pas concédées : l’A 7 au sud de Rognac, l’A 51 entre Aix et Marseille, l’A 50 jusqu’à Aubagne et l’A 55, entre Marseille et Martigues, sont gratuites et gérées depuis le 1er janvier 2024 par le Département des Bouches-du-Rhône, ce qui change la règle du dépannage, expliquée plus bas. Les échangeurs de Septèmes, de Rognac et de Salon sont parmi les plus chargés du Sud.
Un ensemble qui perd sa puissance vise la sortie suivante ; bloqué sur la voie, il signale sa position par les feux de détresse, fait passer ses occupants derrière la glissière, et donne à l’appel l’autoroute, le sens et le point kilométrique. Le dépanneur agréé arrive par l’accès de service et le remorquage se poursuit depuis l’aire ou la sortie.
Les Alpilles, Châteaurenard et la Camargue
Le nord du département vit des fruits et des légumes : Châteaurenard et sa plaine expédient chaque nuit des centaines de semis frigorifiques depuis le marché de gros et les stations de conditionnement, les vergers des Alpilles remplissent des bennes de mai à septembre, et la Camargue fait rouler le riz, le sel de Salin-de-Giraud et les taureaux. Les routes y sont plates, bordées de canaux et de haies de cyprès, avec des villages à rues étroites et des ponts anciens.
Un frigorifique arrêté chargé de fruits se signale avec sa contrainte de froid ; une benne sortie de la route dans un fossé de canal se décrit avec le sol et la pente. Dans un village des Alpilles, un porteur coincé se dégage en marche arrière guidée jusqu’au premier élargissement.
Aubagne, La Ciotat, et le mistral
À l’est, Aubagne, Gémenos et La Ciotat alignent des zones d’activité, des chantiers navals de grande plaisance et des carrières, entre le massif de la Sainte-Baume et la mer. Sur tout le département souffle le mistral, plusieurs dizaines de jours par an : il déséquilibre une semi vide, couche les bâchés mal arrimés et complique un chargement sur plateau en hauteur.
Par grand vent, une semi vide en travers de la chaussée se signale immédiatement ; le relevage d’un ensemble couché par une rafale se prépare avec la grue adaptée, une fois le vent tombé si la sécurité l’impose. Dites toujours si le véhicule est chargé ou vide.
Prix des interventions les plus demandées dans les Bouches-du-Rhône
Le dépannage sur place représente l’essentiel des interventions, entre 200 et 600 € HT hors fournitures : batterie de 24 volts, circuit d’air, AdBlue, surchauffe par forte chaleur, démarreur. Juste derrière, le pneumatique sur site, facturé entre 200 et 500 € HT hors pneumatique, très fréquent l’été le long de l’A 7 et l’A 55.
Le remorquage d’un porteur de 19 tonnes au plus se situe entre 400 et 900 € HT, celui d’un ensemble articulé entre 800 et 1 600 € HT, avec 3 à 6 € HT du kilomètre au-delà du forfait. Devant un terminal de Fos ou une station de Châteaurenard, le décrochage à la sellette va de 200 à 400 € HT ; un ensemble sorti dans un fossé de Camargue relève du treuillage, entre 500 et 3 000 € HT ; une semi couchée par le mistral du relevage à la grue, entre 1 500 et 6 000 € HT. Poste par poste, tout est détaillé sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroutes et agrément dans les Bouches-du-Rhône
Sur les sections concédées de l’A 7, de l’A 8, de l’A 50, de l’A 51, de l’A 52 et de l’A 54, seul un dépanneur agréé par le concessionnaire intervient, et le tarif réglementé de l’autoroute s’arrête à 3,5 tonnes. Le partenaire des Bouches-du-Rhône est-il agréé pour le tronçon concerné ? C’est le cas de la plupart de nos partenaires poids lourd, et nous le vérifions à l’appel ; à défaut, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
Les autoroutes gratuites, A 55 en tête, et les voies express N 568, N 569 et N 113 ne sont plus des voies de l’État : le Département des Bouches-du-Rhône les gère depuis le 1er janvier 2024. Aucun péage n’y est perçu, et pourtant on ne dépanne pas librement sur ces autoroutes : des dépanneurs y sont agréés par secteur, astreints à une permanence et à un cahier des charges poids lourd, distinct de celui des véhicules légers. Sur les voies express transférées, le dégagement s’organise avec le Département, leur gestionnaire. Sur les départementales, dans les zones, sur les quais et les routes de Camargue, l’intervention est ordinaire, sous réserve des consignes de l’exploitant du site.
Un partenaire pour tout le département, de La Ciotat à Châteaurenard
Le partenaire poids lourd des Bouches-du-Rhône couvre les 119 communes, de la métropole marseillaise au pays d’Arles et de la côte bleue aux Alpilles. Le délai dépend de la distance et de la circulation, qui sature les échangeurs aux heures de pointe et tout l’été sur le littoral : donnez votre position exacte, la voie et le sens, et le partenaire annonce son heure d’arrivée et son montant avant de partir.