La rocade, l’aéroport et les zones d’activité
Une rocade saturée, et peu de place pour s’arrêter
La rocade bordelaise porte l’essentiel du trafic de transit et de desserte de la métropole, et la section qui traverse Mérignac compte parmi les plus chargées. Les échangeurs y sont rapprochés, les entrecroisements courts, et les bandes d’arrêt d’urgence ne sont pas partout exploitables pour un ensemble articulé. Une immobilisation s’y traduit immédiatement par un ralentissement sur plusieurs kilomètres, et la dépanneuse remonte le même trafic.
La conséquence pratique est toujours la même : donner le sens de circulation et le numéro de sortie le plus proche, puis se protéger. Gilet, sortie par la portière droite quand c’est possible, mise à l’abri derrière la glissière, passagers de cabine compris.
L’aéroport, le fret et l’aéronautique
Autour des pistes, le tissu économique est celui de l’aéronautique et de la défense, avec des sites industriels de grande taille et une logistique associée : pièces volumineuses, transports exceptionnels occasionnels, porte-engins, véhicules de service. À cela s’ajoutent le fret aérien, les cars d’acheminement et les navettes. Un autocar immobilisé avec des passagers à bord se traite en priorité, avec une mise en sécurité des passagers avant toute autre chose.
Les emprises aéroportuaires sont réglementées : l’intervention y suppose une autorisation et un accompagnement. Signalez-le dès l’appel, le partenaire sait à qui s’adresser et prépare son entrée pendant qu’il roule.
Les zones logistiques et les cours d’entreprise
Les zones d’activité qui entourent l’aéroport et longent les grands boulevards métropolitains concentrent entrepôts, négoces et ateliers. Les appels qui en viennent sont ceux du quai : sellette grippée, frein de parc bloqué après une nuit d’arrêt, circuit d’air qui ne remonte pas, porteur immobilisé dans un fond de cour où aucune dépanneuse ne peut se placer derrière lui. La question posée au téléphone est alors la géométrie de l’accès : largeur du portail, hauteur libre, longueur disponible pour aligner.
Les interventions les plus demandées
Le dépannage sur place vient en premier, entre 200 et 600 € HT hors fournitures, suivi du pneumatique sur site, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique. Le décrochage à la sellette, entre 200 et 400 € HT, est très présent en zone logistique. Le remorquage vers l’atelier de votre choix se situe entre 400 et 900 € HT pour un porteur et entre 800 et 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT du kilomètre.
Une contrainte métropolitaine pèse sur la destination plutôt que sur l’intervention : la zone à faibles émissions de l’agglomération bordelaise. Elle ne change rien au dépannage lui-même, mais elle oriente le choix de l’atelier, puisqu’un véhicule remis en route doit pouvoir reprendre un itinéraire autorisé. Si vous connaissez la classification de votre véhicule, donnez-la : elle entre dans le choix de la destination, au même titre que la distance.
Pour comprendre comment se construit un montant au-dessus de 3,5 tonnes, voir la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroute et voie express autour de Mérignac
La rocade bordelaise, l’A 630, n’est pas concédée : elle est gratuite et exploitée par la DIR Atlantique, comme l’A 63 jusqu’à Salles. Sur ces voies, le dépannage est confié à des dépanneurs agréés par la préfecture de la Gironde, par secteur, avec une permanence et un cahier des charges poids lourd. Sur les autoroutes concédées qui partent vers Paris, Brive ou Toulouse, c’est l’agrément du concessionnaire qui s’applique. La plupart de nos partenaires poids lourd disposent d’un agrément, et nous le vérifions à l’appel pour le secteur qui vous concerne ; à défaut, la borne d’appel d’urgence ou le 112 déclenche le dépanneur de permanence.
Hors rocade, l’intervention est ordinaire : D 213E2, D 1563, boulevards métropolitains, voirie communale, zones d’activité, sites industriels, dépôts, chantiers et parkings d’entreprise.