Le département le moins peuplé du lot, traversé par une seule voie express
La N 145, de La Souterraine à Montluçon : la branche nord de la RCEA
La N 145 est la seule voie express de la Creuse : elle quitte l’A 20 à La Souterraine, passe au nord de Guéret, dessert Gouzon et rejoint Montluçon et l’A 71, à deux fois deux voies sur la plus grande part, et porte tout le trafic lourd de transit entre l’Atlantique et Lyon qui évite le Massif central par le nord. C’est une route de l’État, gratuite, avec des échangeurs espacés, peu d’aires, du brouillard sur les plateaux et du verglas dès l’automne.
Un ensemble qui perd sa puissance continue jusqu’à l’aire ou à la sortie suivante ; immobilisé sur la chaussée, il allume ses feux de détresse, met ses occupants à l’abri derrière la glissière, et l’appel précise la route, le sens et l’échangeur. Le dépanneur agréé par la préfecture rejoint le véhicule par l’accès réservé à l’exploitant.
L’A 20 gratuite à La Souterraine, et Guéret, seule ville
L’A 20, gratuite de Vierzon à Brive, traverse l’angle nord-ouest du département à La Souterraine, où elle donne naissance à la N 145 : c’est l’entrée du trafic venu de Paris et de Limoges, et la zone d’activité de La Souterraine en profite. Guéret, à 32 kilomètres, concentre ce que la Creuse a d’administration, de commerce et de logistique, avec ses zones au bord de la N 145 et une rocade qui n’a rien d’une autoroute ; au-delà, il n’y a plus de ville, et l’atelier poids lourd le plus proche est souvent à Limoges, à Montluçon ou à Châteauroux, hors du département.
Un ensemble en panne dans une bretelle de l’A 20 se signale avec l’échangeur et le sens ; une semi immobilisée à quai dans une zone de Guéret, avec le site et la porte. Dites tout de suite l’atelier de destination : c’est lui qui décide du forfait et des kilomètres.
L’élevage limousin, le bois et le plateau de Millevaches
La Creuse vit de l’élevage bovin limousin, avec des bétaillères qui tournent chaque semaine entre les fermes, les marchés et les abattoirs, des citernes de lait, et une forêt qui couvre le tiers du département, surtout au sud, sur le plateau de Millevaches, entre Felletin, Gentioux et La Courtine, à plus de huit cents mètres, avec des scieries et des grumiers sur des routes forestières étroites et enneigées une partie de l’hiver. Le camp militaire de La Courtine ajoute ses convois, et Aubusson et Felletin leurs ateliers de tapisserie et de laine.
Une bétaillère en panne avec des animaux à bord se signale en le disant : le dépanneur adapte son ordre de travail et sa vitesse. Un grumier chargé sorti dans un chemin de coupe se signale avec l’accès depuis la route, le sol et la pente, et le treuillage se prépare avant le départ.
Bourganeuf, Évaux, Boussac : les bourgs éloignés et les routes de campagne
Le reste de la Creuse est un maillage de bourgs à vingt ou trente kilomètres les uns des autres, Bourganeuf, Boussac, Chambon-sur-Voueize, Évaux-les-Bains, Auzances, Bonnat, reliés par des départementales sinueuses, des vallées encaissées, la Creuse et ses gorges, le lac de Vassivière et ses routes de tourisme, et des traversées de village qui ne laissent pas passer un 44 tonnes sans manœuvre. Le GPS y envoie volontiers un poids lourd sur une route qui n’en veut pas.
Un ensemble engagé sur une route trop étroite se sort en marche arrière, guidé par le dépanneur, sans forcer ; un porteur en panne dans un bourg se signale avec la commune, la rue et ce que le véhicule bloque. Précisez la distance à la N 145 : elle compte dans le délai.
Tarifs constatés pour un poids lourd dans la Creuse
Ce que l’on demande d’abord, c’est un dépannage sur place, de 200 à 600 € HT hors fournitures, qu’il s’agisse de batterie 24 volts par grand froid, de gazole figé, de circuit d’air, d’AdBlue ou de démarreur. Le pneumatique sur site complète le tableau, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Quand il faut remorquer vers un atelier de Guéret, de Limoges ou de Montluçon, un porteur jusqu’à 19 tonnes se remorque de 400 à 900 € HT et un ensemble articulé de 800 à 1 600 € HT, chaque kilomètre hors forfait ajoutant 3 à 6 € HT, et dans la Creuse les kilomètres comptent. Décrocher une semi à la sellette dans une zone de Guéret coûte entre 200 et 400 € HT ; le treuillage d’un grumier sorti dans un chemin de Millevaches va de 500 à 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’un ensemble couché dans un fossé de la N 145 de 1 500 à 6 000 € HT. Le détail de chaque poste est sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Voie express, A 20 et agrément dans la Creuse
La N 145 et l’A 20 sont des voies de l’État, gratuites et non concédées, et la gratuité ne rend pas le dépannage libre : c’est la préfecture qui y agrée, secteur par secteur, les dépanneurs autorisés, avec une permanence et un cahier des charges séparé pour les plus de 3,5 tonnes, et le tarif réglementé des voies express s’arrête à 3,5 tonnes. Le dépanneur mobilisé est-il agréé pour ce secteur ? Presque tous nos partenaires poids lourd le sont, nous le vérifions à l’appel, et à défaut c’est la borne d’appel d’urgence ou le 112.
Au-delà de Brive, hors du département, l’A 20 devient concédée et l’agrément est celui du concessionnaire, vérifié de la même façon. Sur les départementales, les chemins forestiers, dans les zones, les scieries et les fermes, l’intervention est ordinaire, dans le respect des consignes de l’exploitant et, l’hiver, de l’état de la route.
Un seul appel pour les 255 communes
Guéret est au centre, mais rien n’est près de Guéret : le dépanneur poids lourd retenu est le plus proche à disposer du matériel adapté, depuis Guéret, La Souterraine, Limoges, Montluçon ou Châteauroux selon la position, et le réseau en tient compte pour choisir l’atelier de destination. Donnez votre position précise, la route et le sens, la distance à la N 145 et, l’hiver, l’état de la chaussée, et le montant est connu avant tout déplacement.