Le couloir du Rhône à l’ouest, les Préalpes à l’est
L’A 7, de Saint-Rambert-d’Albon à Pierrelatte
L’A 7 traverse la Drôme du nord au sud sur plus de cent kilomètres, par Tain, Valence, Loriol, Montélimar et Pierrelatte : c’est la route de la Méditerranée et de l’Espagne pour les poids lourds de toute l’Europe du Nord, doublée par la N 7 et par la voie ferrée. Les samedis de grands départs, les files se forment dès le nord du département, le mistral se lève à partir de Montélimar et déporte les remorques vides, et les aires de Saint-Rambert, de Portes-lès-Valence ou de Montélimar se remplissent de camions à l’arrêt réglementaire.
Un ensemble qui roule encore ne reste pas sur la bande d’arrêt : il vise l’aire ou la sortie. Immobilisé, il allume ses feux de détresse, fait sortir ses occupants derrière la glissière, et l’appel donne le sens, le point kilométrique et la file où il se trouve. Par vent fort, dites si la remorque est vide ou chargée.
Le Tricastin : le site nucléaire, les convois et l’enclave des Papes
Au sud, Pierrelatte et Saint-Paul-Trois-Châteaux partagent avec deux communes du Vaucluse le site nucléaire du Tricastin, six cents hectares d’installations où entrent des camions de matières classées sous escorte, des citernes de produits chimiques et les porteurs des entreprises de maintenance. Tout autour, la plaine produit des truffes, du vin et des fruits, et à l’est l’enclave des Papes, autour de Valréas, est un morceau du Vaucluse entièrement entouré par la Drôme : on y change de département sans quitter le paysage.
Un convoi escorté immobilisé ne se dépanne qu’avec l’accord du chef de convoi, qui fixe le périmètre ; une citerne classée en panne près du site se signale avec la matière et son code de danger, et le poste de sécurité est prévenu. À Valréas ou à Richerenches, précisez bien la commune : c’est elle qui désigne le département.
Romans, l’A 49 et la vallée de l’Isère
À l’est de Valence, Romans-sur-Isère et Bourg-de-Péage ont bâti leur industrie sur la chaussure et le cuir, et gardent des ateliers, de l’agroalimentaire et des zones d’activité au bord de l’Isère. L’A 49, concédée, part de là vers Saint-Marcellin et Grenoble dans une vallée étroite, entre les falaises du Vercors et les noyers, avec des brouillards d’automne et des camions de noix et de fromage à la saison.
Une semi en panne à quai dans une zone de Romans se signale avec l’entreprise, la porte et l’heure de départ ; depuis l’A 49, le sens et le point kilométrique suffisent, et l’on précise si le véhicule est encore dans la Drôme ou déjà en Isère.
Le Diois, les Baronnies et la Drôme provençale
À l’est, la Drôme monte : le Vercors drômois et le col de Rousset, le Diois et ses vignes de clairette, puis, au sud, les Baronnies de Nyons et de Buis-les-Baronnies, pays d’olives et de tilleul, et le plateau de Grignan couvert de lavande. Les routes y suivent des gorges, passent des tunnels à gabarit limité et franchissent des cols où la neige tient l’hiver, et la Drôme compte parmi les premiers départements de France pour l’agriculture biologique, avec des coopératives dispersées dans les vallées.
Un porteur engagé dans un tunnel ou une gorge trop étroite ne s’y force pas : il s’arrête avant le portique et attend le dépanneur. Une benne de raisin en panne pendant les vendanges se signale avec la cave et l’accès ; un camion de lavande, avec la distillerie de destination.
Dépannage, remorquage, levage : les prix pratiqués dans la Drôme
Sur place, le dépannage d’un poids lourd se chiffre entre 200 et 600 € HT hors fournitures : batterie de 24 volts, courroie, circuit d’air, AdBlue, surchauffe dans une file de l’A 7 en été. Le pneumatique sur site coûte entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Pour remorquer un camion vers un atelier de Valence, de Montélimar ou de Romans, il faut compter 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes, 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, et 3 à 6 € HT par kilomètre hors forfait, ce qui pèse depuis les Baronnies. Le décrochage d’une semi à la sellette sur une aire de l’A 7 revient entre 200 et 400 € HT, le treuillage d’un porteur glissé dans un fossé du Diois entre 500 et 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’un ensemble couché par le mistral entre 1 500 et 6 000 € HT. La page prix d’un remorquage poids lourd donne le détail.
Autoroutes, voies express et agrément dans la Drôme
L’A 7 et l’A 49 sont concédées : l’intervention y revient au dépanneur que le concessionnaire a agréé pour le tronçon, et le tarif réglementé de l’autoroute ne concerne que les moins de 3,5 tonnes. Presque tous nos partenaires poids lourd ont cet agrément, et nous le vérifions à l’appel ; faute de quoi, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
La N 7 sur ses sections à chaussées séparées et la voie express N 532 appartiennent à l’État, sans péage : le préfet y agrée des dépanneurs par secteur, avec une astreinte et un cahier des charges propre aux véhicules lourds, vérifié de la même manière. Sur les départementales, les routes de col, dans le site du Tricastin et les caves, le dégagement s’organise avec l’exploitant.
Les deux rives du Rhône, un seul partenaire
Le partenaire poids lourd de la Drôme couvre les 362 communes, de Saint-Rambert à Montfroc, et couvre aussi l’Ardèche : un ensemble arrêté entre Montélimar et Le Teil, ou entre Valence et Guilherand-Granges, garde le même interlocuteur de part et d’autre du fleuve. Le délai dépend de la circulation de l’A 7 les jours chargés et des routes de col à l’est : donnez la position exacte, le sens et la voie, et le partenaire annonce quand il arrive et pour quel montant, avant de partir.