Un département sans autoroute, de coteaux et de routes en crête
La N 124 vers Toulouse, la seule liaison rapide
Entre Auch et Toulouse, la N 124 est la route qui compte : Gimont est contournée depuis 2022, le tronçon entre Gimont et L’Isle-Jourdain est le dernier à passer à deux fois deux voies, et la route rejoint ensuite la Haute-Garonne par Pujaudran. Navetteurs, poids lourds de la logistique toulousaine et camions de l’agroalimentaire gersois s’y partagent la chaussée, avec des zones de travaux et, à l’ouest d’Auch, une route qui redevient à une voie par sens vers Vic-Fezensac et les Landes.
Sur les sections à chaussées séparées, un ensemble immobilisé se comporte comme sur autoroute : feux de détresse, occupants derrière la glissière, appel avec le sens et l’échangeur. Sur une section à une voie par sens, dites si le véhicule bloque la circulation, et gardez les feux allumés jusqu’à l’arrivée du dépanneur.
La N 21, Lectoure, Auch, Mirande et Marciac
Du nord au sud, la N 21 traverse la Lomagne par Lectoure et ses melons, Fleurance, Auch et ses escaliers, puis Mirande et l’Astarac vers Tarbes et les Pyrénées, sur une chaussée à une voie par sens qui monte et descend les coteaux. Au sud-ouest, Marciac accueille chaque été un grand festival de jazz : semis de scène, de sonorisation et de gradins, autocars et porteurs de restauration convergent vers un bourg de mille habitants aux rues étroites.
Un porteur de matériel de scène en panne à l’entrée de Marciac se signale avec la rue, l’accès au site et l’heure de montage ; un ensemble arrêté dans une traversée de bourg de la N 21, avec la commune et ce qu’il bloque.
L’Armagnac : Eauze, Condom, Nogaro et les chais
À l’ouest, le Bas-Armagnac et la Ténarèze, autour d’Eauze, de Condom et de Nogaro, vivent de la vigne : l’armagnac et le floc de Gascogne, les vins blancs des Côtes de Gascogne, avec des chais, des caves coopératives, des alambics qui passent de domaine en domaine l’hiver et des citernes qui circulent à la vendange. Nogaro ajoute son circuit automobile, avec les semis des équipes les week-ends de course.
Une citerne de vin en panne devant une cave se signale avec le domaine et l’accès ; un porteur qui s’est engagé dans un chemin de vigne trop étroit recule guidé par le dépanneur. Au circuit, le poste d’accueil indique l’entrée des véhicules d’intervention.
Le foie gras, les céréales et les coteaux de Lomagne et d’Astarac
Le Gers est l’un des premiers départements producteurs de foie gras : élevages de canards et d’oies, conserveries, marché au gras de Samatan, et une noria de camions d’aliment, de bétaillères de volailles et de frigorifiques. Sur les coteaux, le maïs, le tournesol et le blé remplissent les silos et les séchoirs à l’automne, et les départementales suivent des lignes de crête sinueuses, sans accotement, où deux ensembles ne se croisent qu’aux élargissements.
En période d’épizootie, les accès aux élevages de volailles sont encadrés : un camion en panne devant un élevage se signale en le disant, et le dépanneur suit les consignes de biosécurité du site. Un ensemble engagé sur une route de crête trop étroite attend le dépanneur plutôt que de tenter une manœuvre au bord du fossé.
Dépannage, pneu, remorquage : le prix de chaque intervention dans le Gers
La demande la plus fréquente est un dépannage sur place : batterie de 24 volts, circuit d’air, AdBlue, démarreur, entre 200 et 600 € HT hors fournitures. Le pneumatique sur site, souvent crevé sur un chemin de ferme ou de vigne, coûte entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Si le camion doit être remorqué vers un atelier d’Auch, de L’Isle-Jourdain ou d’un département voisin, comptez 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà du forfait : dans un département aussi peu dense, les kilomètres comptent. Le décrochage d’une semi à la sellette devant un silo coûte de 200 à 400 € HT, le treuillage d’un porteur glissé dans le fossé d’une route de crête de 500 à 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’un ensemble couché dans un talus de 1 500 à 6 000 € HT. La page prix d’un remorquage poids lourd reprend chaque poste.
Pas d’autoroute, une voie express et l’agrément dans le Gers
Sans autoroute, le Gers n’a qu’une voie express de l’État, la N 124 sur ses sections à deux fois deux voies : le préfet y agrée les dépanneurs par secteur, avec une permanence et un cahier des charges propre aux véhicules de plus de 3,5 tonnes, et nous vérifions à l’appel que le professionnel envoyé est agréé ; à défaut, le 112. Les ensembles qui arrivent par l’A 62, l’A 64 ou l’A 65, dans les départements voisins, relèvent là-bas des dépanneurs agréés par les concessionnaires.
Sur la N 21 à une voie par sens, les départementales, les routes de crête, devant les élevages, les silos et les chais, l’intervention ne demande aucun agrément : le gestionnaire de la voie ou l’exploitant du site donne les consignes.
Sans partenaire attitré, un dépanneur équipé du Gers ou d’à côté
Le réseau n’a pas encore de partenaire poids lourd attitré dans le Gers. Chaque demande est donc confiée au dépanneur équipé le plus proche du véhicule, dans le département ou depuis un département voisin, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Landes ou Lot-et-Garonne, selon la position : un camion arrêté vers L’Isle-Jourdain n’est pas servi depuis le même endroit qu’un camion arrêté vers Nogaro. Donnez la commune, la route et le sens, et le professionnel rappelle avec son montant avant de partir.