Une plaine logistique au nord, une haute montagne au sud-est
Le Nord-Isère : l’A 43, L’Isle-d’Abeau et le parc de Chesnes
Entre Lyon et Bourgoin-Jallieu, l’A 43 traverse la ville nouvelle de L’Isle-d’Abeau et de Villefontaine et dessert, à Saint-Quentin-Fallavier, le parc international de Chesnes : mille hectares, deux millions de mètres carrés d’entrepôts, la première plateforme logistique de France, où plus de trois cents entreprises chargent et déchargent jour et nuit. Les semis y tournent en rotations serrées vers Lyon, les Alpes et l’Italie, et l’aéroport lyonnais est à quelques kilomètres, de l’autre côté de la limite du Rhône.
Une semi en panne à quai se signale avec l’entrepôt, le numéro de porte et l’heure de départ, et le poste de garde ouvre l’accès. Dans une file de l’A 43 aux heures chargées, le camion qui avance encore rejoint la sortie ; celui qui est immobilisé allume ses feux de détresse, met ses occupants derrière la glissière et fait appeler avec le sens et le point kilométrique.
Vienne, Roussillon et la vallée du Rhône
À l’ouest, l’Isère borde le Rhône de Chasse-sur-Rhône à Chanas : Vienne et ses zones d’activité, puis, au sud, la plateforme chimique des Roches et de Roussillon, avec ses unités classées, ses citernes, ses wagons et ses accès sous contrôle, et les zones industrielles de Salaise et de Saint-Clair-du-Rhône. L’A 7 longe le fleuve sur la rive voisine et y rentre à Chanas, et la N 7 dessert les communes riveraines.
Une citerne immobilisée à proximité de la plateforme se signale au poste de sécurité avec la matière transportée et son code de danger ; le dépanneur intervient par l’accès que le site lui désigne. En ville, à Vienne, un ensemble coincé dans une rue ancienne se dégage en marche arrière guidée.
L’Oisans, la rampe de Laffrey et les routes de haute montagne
Au sud-est, la N 91 remonte la Romanche de Vizille au Bourg-d’Oisans puis vers le Lautaret, desservant l’Alpe d’Huez et Les Deux Alpes : porteurs de livraison, camions de carburant, bennes de chantier et autocars de skieurs s’y succèdent sur une route de montagne exposée aux chutes de pierres et à l’avalanche. La N 85, la route Napoléon, monte vers La Mure par la rampe de Laffrey, six kilomètres et demi à douze pour cent de moyenne, dont la descente vers Vizille est interdite aux véhicules de plus de 7,5 tonnes et aux autocars, avec un contrôle à la hauteur des véhicules.
Dans une rampe de l’Oisans, un camion qui chauffe ou patine cherche une aire ou un élargissement, jamais un virage. Ne tentez jamais la descente de Laffrey avec un véhicule interdit : c’est l’itinéraire par le Drac et l’A 480 qui convient.
Voiron, la Chartreuse, le Vercors, la Bièvre et les Terres froides
Au nord-ouest de Grenoble, Voiron et le pays voironnais, desservis par l’A 48, gardent des usines et une distillerie célèbre au pied de la Chartreuse, massif de forêts et de routes de col où les grumiers descendent chargés. Le Vercors isérois, de Villard-de-Lans à Autrans, n’est accessible que par des gorges et des tunnels ; la vallée de l’Isère vers Saint-Marcellin vit de la noix et du fromage, et la Bièvre comme les Terres froides, entre Bourgoin et Voiron, du maïs, du lait et de l’élevage.
Un grumier en panne sur une route de Chartreuse se signale avec le col ou le hameau le plus proche et le sens ; une citerne de lait immobilisée devant une ferme des Terres froides, avec la commune et l’accès. Le treuillage d’un porteur sorti de la chaussée se prépare avant le départ.
Les interventions qu’on nous demande le plus en Isère, et leur prix
Le plus souvent, un dépannage sur place suffit : batterie de 24 volts un matin de gel en station, circuit d’air, AdBlue, freins surchauffés au bas d’une rampe ou démarreur, entre 200 et 600 € HT hors fournitures. Le pneumatique sur site, sur un parking du parc de Chesnes ou le long de l’A 48, se chiffre entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Quand un remorquage s’impose vers un atelier du Nord-Isère, de Grenoble ou de Vienne, le forfait est de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, plus 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà, qui comptent depuis l’Oisans. Le décrochage d’une semi à la sellette à Chesnes se situe entre 200 et 400 € HT, le treuillage d’un grumier glissé dans un talus de Chartreuse entre 500 et 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’un porteur couché dans un lacet entre 1 500 et 6 000 € HT. La page prix d’un remorquage poids lourd détaille chaque poste.
Six autoroutes concédées, deux voies de l’État et un agrément en Isère
L’A 7, l’A 43, l’A 48, l’A 49, l’A 41 et l’A 51 sont concédées : le concessionnaire y agrée les dépanneurs habilités, et le tarif réglementé de l’autoroute s’arrête à 3,5 tonnes. Le partenaire est-il agréé pour votre tronçon ? C’est le cas de presque tous nos partenaires poids lourd, et nous le vérifions à l’appel ; sinon, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
L’A 480 et la rocade sud de Grenoble, la N 87, sont des voies express de l’État, gratuites : la préfecture y désigne des dépanneurs par secteur, avec permanence et cahier des charges poids lourd, contrôlés de la même façon. La N 85 et la N 91, routes de montagne à une voie par sens, les routes de col, les plateformes et les sites chimiques ne relèvent pas d’un agrément : le dégagement s’y organise avec l’exploitant et, si la route est coupée, avec les forces de l’ordre.
Un partenaire pour 512 communes, de la plaine aux glaciers
Le partenaire poids lourd de l’Isère couvre les 512 communes, du Rhône aux Écrins : de Chesnes au Bourg-d’Oisans, le même interlocuteur répond, et l’atelier de destination peut être choisi à Lyon, à Chambéry ou à Valence si c’est plus court. Le délai dépend de la circulation du Nord-Isère et, l’hiver, de l’état des routes de montagne : donnez votre position exacte, la voie et le sens, et il vous dit quand il arrive et pour quel montant avant de partir.