Trois frontières, deux autoroutes et les plus hauts sommets des Vosges
Saint-Louis, Huningue et la frontière suisse
À l’extrême sud-est, Saint-Louis, Huningue et Village-Neuf forment la partie française de l’agglomération bâloise : des dizaines de milliers de frontaliers passent chaque jour en Suisse, la chimie et la pharmacie bâloises s’étendent jusqu’au Rhin, et les poids lourds qui entrent en Suisse ou en sortent y accomplissent leurs formalités de douane, avec des files d’attente et des aires dédiées au bout de l’A 35. Un camion immobilisé côté suisse relève des services suisses.
Une semi qui ne redémarre plus dans une file de dédouanement se signale à l’agent de douane, qui indique l’accès au dépanneur ; donnez le poste, la file et votre position. Aux heures des frontaliers, les routes de Saint-Louis sont saturées, et le délai en tient compte.
Chalampé, le pont vers l’Allemagne et le bassin potassique
À l’est de Mulhouse, l’A 36 rejoint le Rhin à Ottmarsheim et Chalampé, où un pont la prolonge vers l’autoroute allemande de Fribourg et de Karlsruhe ; la plateforme chimique de Chalampé, ses unités classées et ses citernes bordent le fleuve. Au nord de Mulhouse, l’ancien bassin potassique, de Wittelsheim à Ensisheim, garde ses terrils, ses zones d’activité et ses entrepôts, et plus au nord la centrale de Fessenheim, arrêtée en 2020, entre dans son démantèlement, avec ses convois.
Une citerne immobilisée près de la plateforme se signale au poste de sécurité avec la matière et son code de danger ; un camion en panne sur le pont du Rhin, avec le côté de la frontière, et le dégagement du pont est prioritaire.
Thann, Guebwiller, Munster et les cols des Hautes-Vosges
À l’ouest, les vallées remontent vers les plus hauts sommets du massif : la vallée de la Thur, de Cernay et Thann, avec leur chimie, jusqu’au col de Bussang par la D 1066 ; le Florival de Guebwiller vers le Grand Ballon ; la vallée de Munster et son fromage jusqu’au col de la Schlucht. La route des Crêtes, qui relie les sommets, est fermée l’hiver, et les communes de montagne imposent les équipements d’hiver de novembre à mars, avec des grumiers, des camions de lait et des porteurs de station sur des routes en lacets.
Un porteur bloqué dans une rampe enneigée se signale avec la vallée, la commune et le sens ; ne tentez pas le demi-tour, le dépanneur vient avec chaînes et treuil. À la descente d’un col, un camion aux freins chauds s’arrête au premier élargissement.
Le Sundgau, Altkirch et le Jura alsacien
Au sud de Mulhouse, le Sundgau est un pays de collines, d’étangs à carpes, de maïs et d’élevage, autour d’Altkirch, de Dannemarie et de Ferrette, que desservent des départementales étroites entre des villages serrés ; le Jura alsacien, au bout, touche la Suisse à Lucelle par des routes de forêt. Les camions de lait, les bennes agricoles et les porteurs de matériaux y roulent sur des chaussées que le verglas rend glissantes tôt dans la saison.
Un porteur glissé dans un fossé sur une route du Sundgau ne se dégage pas en forçant : dites la commune, la route, le sol et le chargement, et le treuillage se prépare avant le départ. Une citerne de lait en panne devant une ferme, avec l’accès et l’heure de collecte.
Le budget à prévoir pour un dépannage poids lourd dans le Haut-Rhin
Le plus souvent, le problème se règle par un dépannage sur place : batterie de 24 volts dans une file de douane, circuit d’air gelé en vallée, AdBlue, démarreur, pour 200 à 600 € HT hors fournitures. Le pneumatique sur site se facture 200 à 500 € HT hors pneumatique.
Pour un remorquage vers un atelier de Mulhouse, de Colmar ou de Saint-Louis, le forfait est de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà, depuis le fond des vallées notamment. Décrocher une semi à la sellette à la frontière coûte 200 à 400 € HT, sortir au treuillage un grumier d’un chemin de la Thur 500 à 3 000 € HT, et relever à la grue un ensemble couché dans un lacet 1 500 à 6 000 € HT, par un levage adapté. La page prix d’un remorquage poids lourd détaille ces postes.
A 35, A 36 et agrément : qui intervient dans le Haut-Rhin
L’A 35 et la partie gratuite de l’A 36, de Burnhaupt au Rhin, sont des autoroutes non concédées, gérées depuis 2021 par la Collectivité européenne d’Alsace ; le changement de propriétaire n’a pas libéré le dépannage, que le préfet réserve à des professionnels agréés par secteur, avec une permanence et des obligations propres aux plus de 3,5 tonnes. À l’ouest de Burnhaupt, vers Belfort, l’A 36 est concédée, et c’est le concessionnaire qui agrée. Dans les deux cas, nous nous assurons que le partenaire est agréé pour votre secteur, et nous le vérifions à l’appel ; à défaut, la borne orange ou le 112.
Sur la D 1066, la D 83, les routes de col, aux postes de douane, dans les plateformes chimiques et les zones d’activité, pas d’agrément à contrôler : la douane, l’exploitant du site ou le gestionnaire de la voie fixent les consignes.
Un partenaire de la frontière suisse aux crêtes des Vosges
Le partenaire poids lourd du Haut-Rhin couvre les 366 communes, de Lucelle à Rombach-le-Franc et du Rhin aux crêtes, et l’atelier de destination peut être pris à Mulhouse ou à Colmar selon le trajet. Le délai dépend de la circulation aux heures des frontaliers et de l’état des routes de montagne : donnez votre position exacte, la voie et le sens, et il annonce son arrivée et son montant avant de partir.