Un département de frontière, de vallées et de neige
L’A 40, la Route blanche et le tunnel du Mont-Blanc
L’A 40 remonte de Bourg-en-Bresse vers Genève puis la vallée de l’Arve, par Bonneville, Cluses et Sallanches, jusqu’au Fayet ; la N 205, la Route blanche, prolonge l’autoroute sans péage jusqu’à Chamonix et au tunnel du Mont-Blanc, sous la même exploitation. Le tunnel est l’un des deux grands passages routiers vers l’Italie, avec ses règles propres aux poids lourds, ses régulations et ses fermetures d’entretien, qui font parfois attendre les semis sur les aires de la vallée.
Tant que l’ensemble roule, il vise l’aire ou la sortie suivante ; bloqué sur la voie, il signale sa position par les feux de détresse, fait passer ses occupants derrière la glissière, et donne à l’appel l’autoroute, le sens et le point kilométrique. Aux abords du tunnel, l’exploitant commande le dégagement : signalez-vous d’abord à lui.
Genève, Annemasse, Saint-Julien : la frontière et l’A 41
La frontière suisse court sur tout le nord du département, avec les douanes de Bardonnex, de Vallard et de Saint-Gingolph, des files de poids lourds aux heures de pointe et des transporteurs installés côté français à Annemasse, Archamps et Saint-Julien. L’A 41 relie Annecy à Genève par le tunnel du Mont Sion et à Chambéry par Rumilly, l’A 410 rejoint l’A 40 vers Bonneville, l’A 411 dessert Annemasse : toutes concédées.
Un poids lourd en panne dans une file de douane se signale à l’agent de la douane, qui indique l’accès au dépanneur ; donnez la douane, le sens et la position. Un véhicule immobilisé côté suisse relève des services suisses, et le dépanneur français le reprend à la frontière.
Le Chablais, le Léman et l’eau minérale
Thonon-les-Bains, Évian et le Chablais vivent du Léman, du thermalisme et de l’eau en bouteille, qui part chaque jour par semis entières vers toute l’Europe depuis les usines d’embouteillage du bord du lac. La route du littoral, de Genève à Saint-Gingolph, est à une voie par sens, saturée l’été, et les vallées des Dranses montent vers Morzine, Avoriaz, Châtel et Abondance par des routes étroites.
Une semi d’eau en panne sur un quai d’usine se signale avec l’entreprise et l’entrée ; un porteur de livraison immobilisé dans une station des Dranses, avec la route, le sens et l’état de la chaussée. L’hiver, le dépanneur vient avec le matériel de montagne.
Les stations, les cols et la loi Montagne
Chamonix, Megève, La Clusaz, Le Grand-Bornand, Les Gets, Morzine, Avoriaz, Flaine, Les Carroz : les stations de Haute-Savoie se livrent chaque jour de la saison en porteur, par des routes de col avec des lacets, des tunnels bas et des rampes que la neige rend impraticables sans équipement. Du premier novembre au trente et un mars, dans les communes désignées par le préfet, un poids lourd avec remorque ou semi doit avoir des chaînes à bord, et un porteur ou un autocar des pneus hiver ou des chaînes. Les fruitières et les scieries tournent toute l’année entre les alpages et la vallée.
Un porteur bloqué dans une rampe enneigée se signale avec la route, le sens et l’état de la chaussée ; un autocar en panne en station, avec le nombre de passagers. Ne tentez pas de faire demi-tour sur une chaussée verglacée : le dépanneur vient avec les chaînes et le matériel de treuillage.
Ce que la Haute-Savoie demande le plus, et son prix
Ce que l’on demande d’abord, c’est un dépannage sur place, de 200 à 600 € HT hors fournitures, qu’il s’agisse de batterie 24 volts par grand froid, de circuit d’air gelé, de gazole figé, d’AdBlue ou de freins qui chauffent dans une descente. Le pneumatique sur site complète le tableau, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Un remorquage vers un atelier d’Annecy, de Cluses ou d’Annemasse se facture de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes, de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, plus 3 à 6 € HT le kilomètre hors forfait. Le décrochage d’une semi à la sellette devant une usine de la vallée de l’Arve se situe entre 200 et 400 € HT, le treuillage d’un porteur sorti dans un talus enneigé entre 500 et 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’un ensemble couché dans une descente de col entre 1 500 et 6 000 € HT. Poste par poste, tout est détaillé sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroutes, tunnel et agrément en Haute-Savoie
L’A 40, l’A 41, l’A 410 et l’A 411 sont concédées, et la Route blanche, bien que gratuite, est exploitée par le concessionnaire du tunnel : sur toutes ces voies, seul un dépanneur agréé par l’exploitant intervient, et le tarif réglementé de l’autoroute ne vaut qu’en dessous de 3,5 tonnes. Le partenaire de la Haute-Savoie est-il agréé pour ce tronçon ? C’est le cas de la plupart de nos partenaires poids lourd, et nous le vérifions à l’appel ; à défaut, la borne d’appel d’urgence ou le 112. Le tunnel du Mont-Blanc a ses consignes propres, qui priment sur tout.
Les voies express de l’État sans concession, vers Saint-Julien et Annemasse, relèvent d’un agrément préfectoral, par secteur, avec un cahier des charges propre aux plus de 3,5 tonnes, vérifié de la même façon. Sur les routes de col, dans les stations, sur les quais et les parkings, l’intervention est ordinaire, sous réserve des consignes de l’exploitant et, l’hiver, de l’état de la route.
Un partenaire pour toute la Haute-Savoie, du Léman au Mont-Blanc
Le partenaire poids lourd de la Haute-Savoie couvre les 279 communes, du Genevois au Chablais et de l’Albanais à la vallée de Chamonix. Le délai dépend de la distance, de la circulation, saturée aux heures de frontière et les samedis d’hiver, et de l’état des routes de montagne : donnez votre position exacte, la voie et le sens, et le partenaire annonce son heure d’arrivée et son montant avant de partir.