Le plus grand département d’Île-de-France, et ses trois barrières de péage
Coutevroult, Fleury-en-Bière : là où l’autoroute devient payante
Trois autoroutes changent de régime en Seine-et-Marne. L’A 4 est gratuite depuis Paris jusqu’à la barrière de Coutevroult, à l’est de Marne-la-Vallée, puis concédée vers Meaux, Reims et Metz ; l’A 6 est gratuite jusqu’à la barrière de Fleury-en-Bière, au nord de Fontainebleau, puis concédée vers Lyon ; l’A 5, l’A 77 et l’A 140 sont concédées de bout en bout. Le trafic lourd de transit s’y additionne à celui des plateformes, et les aires de la Brie sont pleines chaque nuit.
Tant que l’ensemble roule, il vise l’aire ou la sortie suivante ; à l’arrêt sur la voie, les feux de détresse, les occupants derrière la glissière et un appel avec l’autoroute, le sens et le point kilométrique. Selon que le véhicule est avant ou après la barrière, c’est le préfet ou le concessionnaire qui a agréé le dépanneur, et le partenaire le sait.
Marne-la-Vallée, Sénart, Roissy vu de Mitry : les plateformes
Le nord et l’ouest du département sont un chapelet de zones logistiques : Bussy-Saint-Georges, Ferrières et Lognes le long de l’A 4, Moissy-Cramayel, Savigny-le-Temple et Réau à Sénart entre l’A 5 et la N 104, Mitry-Mory et Compans au bord des pistes de Roissy, Châtres et Tournan sur la N 4. Les parcs de loisirs de Marne-la-Vallée ajoutent des autocars et des livraisons à heures fixes, et les échangeurs de la Francilienne sont saturés matin et soir.
Une semi en panne à quai se signale avec le site, le numéro de porte et l’heure de départ ; un autocar immobilisé sur un parking de parc, avec le nombre de passagers. Dans une bretelle de la N 104, donnez l’échangeur et le sens, et restez derrière la glissière.
La Brie, les betteraves, le lait et les sucreries
Entre Meaux, Coulommiers, Provins et Nangis, la Brie est une plaine de grandes cultures et d’élevage laitier : blé, betteraves, colza, pommes de terre, avec des sucreries qui reçoivent les bennes de betteraves de septembre à janvier, des silos au bord de la N 4 et de la N 36, et des citernes de lait qui tournent chaque jour entre les fermes et les fromageries. Les routes de plateau sont droites, mais les entrées de champ, les cours de ferme et les traversées de village ne sont pas faites pour un 44 tonnes.
Une benne enlisée à une entrée de champ ne s’extrait pas en forçant : calez, décrivez le terrain, la pente, ce qui est chargé et l’accès. Un tracteur routier en panne dans la file d’une sucrerie se signale avec le site et la position dans la file, pour que le dépanneur passe devant.
Montereau, la Bassée, Fontainebleau et le Gâtinais
Au sud, la Seine et l’Yonne se rejoignent à Montereau, avec un port fluvial, une aciérie et des sablières qui s’étendent dans la Bassée jusqu’à Bray-sur-Seine, d’où partent chaque jour des bennes de sable et de granulats vers les chantiers de Paris. La forêt de Fontainebleau est traversée par la N 6 et la N 7, deux routes anciennes à une voie par sens sur une partie de leur tracé, et le Gâtinais, autour de Nemours et de Beaumont, est un pays de céréales et de carrières.
Un porteur de granulats en panne sur une piste de sablière se signale avec le site et l’état du sol ; un ensemble arrêté dans la forêt, avec la route, le sens et le point de repère le plus proche. Le treuillage d’une benne chargée sortie d’une piste se prépare avant le départ.
Ce que la Seine-et-Marne demande le plus, et à quel prix
Dans la plupart des appels, il s’agit d’un dépannage sur place : batterie de 24 volts sur une aire de l’A 4, circuit d’air, AdBlue, démarreur, groupe froid, entre 200 et 600 € HT hors fournitures. Le pneumatique sur site suit, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Un remorquage vers un atelier de Melun, de Meaux ou de Sénart comptez de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà du forfait. Le treuillage d’une benne enlisée en Brie se situe entre 500 et 3 000 € HT, le décrochage d’une semi à la sellette devant une plateforme de Moissy entre 200 et 400 € HT, et le relevage à la grue d’une semi couchée par le vent sur le plateau entre 1 500 et 6 000 € HT. Chaque ligne est expliquée sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroutes, barrières et agrément en Seine-et-Marne
Au-delà de Coutevroult et de Fleury-en-Bière, et sur toute l’A 5, l’A 77 et l’A 140, l’autoroute est concédée : le dépanneur doit y être agréé par le concessionnaire, et au-dessus de 3,5 tonnes le tarif réglementé de l’autoroute ne s’applique plus. L’agrément du partenaire pour ce tronçon est vérifié à l’appel : presque tous nos partenaires poids lourd l’ont ; à défaut, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
En deçà des barrières, l’A 4 et l’A 6 sont des voies de l’État, comme la N 104, la N 4, la N 36, la N 6 et la N 3 : gratuites, mais pas libres pour autant. Le préfet y désigne les dépanneurs par secteur, avec une astreinte et un cahier des charges distinct pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes, et nous le vérifions de la même façon. Sur les départementales, dans les plateformes, les sucreries, les sablières et les parcs, l’intervention est libre, sous les seules consignes de l’exploitant.
Un partenaire pour les 507 communes, de Meaux au Gâtinais
Le partenaire poids lourd de la Seine-et-Marne couvre le département entier, de la banlieue de Chelles aux confins de Provins et de Nemours, et il couvre aussi l’Essonne et le Val-de-Marne : un véhicule immobilisé en limite de Corbeil, de Yerres ou de Villeneuve-Saint-Georges garde le même interlocuteur. Le délai varie avec la distance, grande dans ce département, et avec la circulation de l’A 4 et de la N 104 : indiquez votre position exacte, la voie et le sens : le partenaire vous annonce alors son heure d’arrivée et son montant, avant de partir.