Un département qui a construit ses propres voies rapides
L’A 83, l’A 87 et les deux fois deux voies départementales
L’A 83 relie Nantes à Niort par Montaigu, Les Essarts, Sainte-Hermine et Fontenay-le-Comte, l’A 87 descend d’Angers et de Cholet jusqu’à La Roche-sur-Yon : deux autoroutes concédées qui portent le transit entre la Bretagne, la Loire et le Sud-Ouest. Mais la particularité vendéenne est ailleurs : le Département a aménagé ses propres routes à chaussées séparées, de La Roche aux Sables, vers Challans, vers Fontenay et vers Nantes par Challans, gratuites et sans agrément affirmé.
Le long de l’A 83 ou l’A 87, un ensemble en difficulté vise la sortie suivante ; à l’arrêt sur la voie, feux de détresse, occupants derrière la glissière, appel avec le sens et le point kilométrique, et un dépanneur agréé par le concessionnaire arrive par l’accès de service. Sur une départementale à deux fois deux voies, mêmes réflexes de sécurité, et le dégagement s’organise avec le Département, gestionnaire de la voie.
Le bocage industriel, des Herbiers à Pouzauges
Le nord-est de la Vendée est l’un des tissus industriels les plus denses de France en zone rurale : usines agroalimentaires de Pouzauges, des Herbiers et de Saint-Fulgent, chantiers navals de plaisance des Herbiers et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, ameublement, plasturgie, mécanique, chacun avec ses semis frigorifiques, ses porte-engins et ses convois de coques sur remorque. Les routes y sont bonnes mais les bourgs étroits, et les zones d’activité s’étirent le long des départementales.
Un frigorifique arrêté devant une usine, un convoi de bateau immobilisé sur une remorque surbaissée, un porte-engins en panne dans une zone : dites le chargement, sa largeur si elle dépasse la normale, et le nom de l’entreprise et de l’entrée. Le matériel envoyé dépend de cette information.
Le littoral, Noirmoutier et l’île d’Yeu
De Saint-Jean-de-Monts aux Sables et à la Tranche-sur-Mer, le littoral vendéen reçoit l’été l’une des plus fortes fréquentations de la côte atlantique : campings livrés à l’aube, autocars, camping-cars, marchés. Noirmoutier se rejoint par un pont gratuit ; le passage du Gois, submersible, n’est pas un itinéraire pour un poids lourd. L’île d’Yeu se rejoint par bateau depuis Fromentine, et un véhicule lourd en panne sur l’île attend la barge.
Un porteur coincé dans une rue de station l’été se dégage en marche arrière guidée jusqu’au premier carrefour ; un autocar en panne devant un camping se signale avec le nombre de passagers. Sur Noirmoutier, donnez la commune et l’heure à laquelle le pont doit être repassé.
Le Puy du Fou, Fontenay et le Marais poitevin
Aux Épesses, le Puy du Fou reçoit chaque saison des milliers d’autocars, sur des accès dimensionnés pour eux mais saturés aux heures de sortie. Au sud, Fontenay-le-Comte et la plaine céréalière font rouler les bennes de la moisson vers les silos et le port de La Rochelle ; le Marais poitevin, entre Benet et Luçon, se traverse par des routes étroites sur digue, bordées de canaux, où une sortie de chaussée finit dans l’eau.
Un autocar en panne sur le parking du parc se signale au poste d’accueil, qui indique l’accès au dépanneur ; une benne sortie sur une digue du Marais se décrit précisément, sol, pente, canal : le treuillage ou le relevage se prépare avant le départ.
Ce qui est le plus demandé en Vendée, et à quel prix
Le dépannage sur place vient en tête, entre 200 et 600 € HT hors fournitures : batterie de 24 volts, circuit d’air, AdBlue, démarreur, groupe froid. Le pneumatique sur site suit, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Quand il faut remorquer vers un atelier de La Roche-sur-Yon, des Herbiers ou de Nantes, le forfait va de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis chaque kilomètre supplémentaire coûte 3 à 6 € HT. Le décrochage d’une semi à la sellette devant une usine se situe entre 200 et 400 € HT, le treuillage d’une benne sortie sur une digue entre 500 et 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’un ensemble couché entre 1 500 et 6 000 € HT. Tous les postes sont détaillés sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroutes, voies rapides et agrément en Vendée
L’A 83 et l’A 87 sont concédées : le dépannage y est réservé aux dépanneurs agréés par le concessionnaire, et le tarif réglementé ne vaut qu’en dessous de 3,5 tonnes. Nous vérifions à l’appel si le dépanneur mobilisé détient l’agrément du tronçon, ce qui est le cas de la plupart de nos partenaires poids lourd ; sinon, la borne d’appel d’urgence ou le 112, puis le remorquage depuis l’aire ou la sortie.
Les routes à deux fois deux voies de la Vendée sont, pour l’essentiel, des voies départementales : aucun agrément préfectoral n’y est affirmé, le dégagement s’organise avec le Département, gestionnaire de la voie, et l’intervention y est celle d’un dépanneur poids lourd agréé lorsque le secteur en impose un, vérifié à l’appel. Dans les zones d’activité, sur les parkings, les quais et les routes du littoral, l’intervention relève du droit commun, aux consignes de l’exploitant près.
Un département compact, un dépanneur proche
La Roche-sur-Yon est au centre et aucune grande commune n’est à plus d’une heure de route : c’est l’avantage de la Vendée sur ses voisines. Le dépanneur poids lourd mobilisé est celui qui arrive le plus vite avec le bon matériel, depuis le bocage pour Les Herbiers et Montaigu, depuis la côte pour Challans et les Sables, depuis Fontenay ou Niort pour le sud. Un véhicule en limite de Loire-Atlantique, près de Nantes, peut être pris depuis Nantes si c’est plus court.