Le département du carrefour, entre l’A 71 et la RCEA
L’A 71 et l’A 79 : la concession classique et le péage sans barrière
L’A 71 relie Bourges à Clermont-Ferrand par Montmarault, avec l’A 719 qui s’en détache vers Vichy et l’A 714 qui dessert Montluçon. Depuis le 4 novembre 2022, l’A 79 prolonge la Route Centre-Europe Atlantique de Sazeret à Digoin sur quatre-vingt-douze kilomètres : c’est la première autoroute française à péage en flux libre, sans barrière, où des portiques lisent les plaques et les badges. Une semi qui y tombe en panne est sur une autoroute concédée à part entière, avec sa borne, ses aires et son dépanneur agréé.
Le véhicule qui peut encore avancer gagne l’aire ou la bretelle suivante ; s’il s’arrête sur la voie, feux de détresse, personne sur la chaussée, tout le monde derrière la glissière, puis un appel qui donne l’autoroute, le sens et le point kilométrique. Le dépanneur agréé par le concessionnaire rejoint le véhicule par l’accès réservé à l’exploitant.
La N 79 vers Montluçon, la N 145 et la N 7
À l’ouest de Montmarault, la Route Centre-Europe Atlantique reste une nationale gratuite, la N 79, puis la N 145 vers Guéret et Limoges : une route de transit est-ouest longtemps redoutée pour ses accidents, aménagée par sections à chaussées séparées. La N 7 traverse l’est du département de Moulins à Lapalisse et vers Roanne, elle aussi en cours de mise à deux fois deux voies. Ces routes de l’État portent des milliers de poids lourds par jour, sans péage et sans concessionnaire.
Une panne sur la N 79 ou la N 7 se traite comme sur une autoroute : sortie si possible, sinon glissière, feux de détresse, appel avec le sens et la borne ou l’échangeur le plus proche. Ces sections relèvent de l’agrément préfectoral, expliqué plus bas.
Montluçon, Vichy, Moulins : trois pôles, trois économies
Montluçon garde une industrie mécanique et aéronautique et la chimie de Commentry à ses portes ; Vichy vit du thermalisme, des cosmétiques et de l’eau en bouteille, avec des autocars de curistes et des citernes ; Moulins, préfecture administrative, a pris une zone logistique près de l’échangeur de l’A 79 et de l’A 71, à Montbeugny, qui attire les plateformes. Entre les trois, le bocage bourbonnais élève des charolais que les bétaillères conduisent aux marchés et aux abattoirs.
Une bétaillère chargée en panne se signale avec le nombre d’animaux et la durée d’immobilisation possible ; une citerne immobilisée dans une usine, avec la matière et le nom du site ; une semi arrêtée devant une plateforme de Montbeugny, avec l’entreprise et l’entrée.
Tronçais, la Sologne bourbonnaise et les extrémités
La forêt de Tronçais, au nord-ouest, est l’une des plus belles chênaies d’Europe : ses grumiers chargent sur des places de dépôt au bout de routes forestières étroites, boueuses l’hiver. La Sologne bourbonnaise, au nord-est, alterne étangs et forêts ; le sud du département, vers Gannat et la Limagne, ouvre sur le Puy-de-Dôme. Les extrémités, Saint-Palais à l’ouest, Avrilly à l’est, sont à plus de soixante-dix kilomètres de la préfecture.
Un grumier sorti dans la boue d’une route forestière se décrit avec le sol, la pente et l’accès ; le dépanneur vient avec le treuil et, s’il le faut, la grue. Dites toujours si le chargement est encore sur le véhicule.
Ce que l’Allier demande le plus, et son prix
Ce que l’on demande d’abord, c’est un dépannage sur place, de 200 à 600 € HT hors fournitures, qu’il s’agisse de batterie 24 volts, de circuit d’air, d’AdBlue, de démarreur ou d’une fuite de gazole. Le pneumatique sur site complète le tableau, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Un remorquage vers un atelier de Moulins, de Montluçon ou de Vichy se facture de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes, de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, plus 3 à 6 € HT le kilomètre hors forfait, ce qui compte entre trois villes distantes de cinquante à soixante kilomètres. Le décrochage d’une semi à la sellette devant une plateforme se situe entre 200 et 400 € HT, le treuillage d’un grumier sorti d’une route de Tronçais entre 500 et 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’un ensemble couché sur la N 79 entre 1 500 et 6 000 € HT. Poste par poste, tout est détaillé sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroutes, nationales et agrément dans l’Allier
L’A 71, l’A 719 et l’A 79 sont concédées : seul un dépanneur agréé par le concessionnaire y intervient, flux libre ou barrière, et le tarif réglementé de l’autoroute s’arrête à 3,5 tonnes. Le partenaire de l’Allier est-il agréé pour ce tronçon ? C’est le cas de la plupart de nos partenaires poids lourd, et nous le vérifions à l’appel ; à défaut, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
La N 79, la N 145, la N 7 et l’A 714 sont des voies de l’État, gratuites. Gratuite ne veut pas dire ouverte à tous les dépanneurs : sur les sections à chaussées séparées, la préfecture agrée des professionnels qui assurent une permanence par secteur, avec un cahier des charges propre aux véhicules de plus de 3,5 tonnes, et nous le vérifions de la même façon. Sur les départementales, les routes forestières, dans les zones et les cours d’usine, l’intervention relève du droit commun, aux consignes de l’exploitant près.
Un partenaire pour tout l’Allier, de Montluçon à Lapalisse
Le partenaire poids lourd de l’Allier couvre les 317 communes, de la vallée du Cher au val de Loire et de Tronçais à la Montagne bourbonnaise. Dans un département à trois pôles, le délai dépend de la distance entre le véhicule et l’atelier : donnez votre position exacte, la voie et le sens, et le partenaire annonce son heure d’arrivée et son montant avant de partir. Un véhicule en limite de Puy-de-Dôme, vers Gannat, peut être pris depuis Clermont si c’est plus court.