Un plateau entre deux axes : l’A 75 gratuite et la N 88
L’A 75 de Sévérac au Larzac, le viaduc de Millau et le vent
L’A 75 traverse l’Aveyron du nord au sud, de Sévérac d’Aveyron à La Cavalerie et au plateau du Larzac, gratuite et gérée par l’État, sauf au viaduc de Millau, concédé et à péage, le plus haut pont routier du monde, fermé aux poids lourds quand le vent dépasse le seuil fixé par l’exploitant. Sur le Larzac, la neige et le brouillard tombent dès novembre, et l’aire de l’Aveyron et celle du viaduc voient stationner les ensembles qui attendent une levée d’interdiction.
Un ensemble en panne entre Sévérac et Aguessac se localise par le sens et la borne, feux de détresse en marche et tout le monde derrière la glissière : sur cette autoroute gratuite, les dépanneurs sont agréés par la préfecture, et nous contrôlons à l’appel que le dépanneur qui part l’est bien. Un camion immobilisé aux abords du viaduc relève du concessionnaire et de son dépanneur agréé.
Rodez, la N 88 et le Ségala
Rodez est reliée à Sévérac et à l’A 75 par la N 88, qui poursuit vers Baraqueville et Albi par le Ségala ; l’aéroport de Rodez-Aveyron, les zones d’activité d’Onet-le-Château et de Luc-la-Primaube, l’usine d’équipements automobiles et les entrepôts de la rocade font de la préfecture le carrefour des porteurs du département. La N 88 alterne les sections à deux fois deux voies, en voie express, et les tronçons à une voie par sens, où un poids lourd en panne bloque aussitôt.
Un ensemble immobilisé sur une section express de la N 88 se signale avec le sens et l’échangeur ; sur une section ordinaire, avec la commune et le point kilométrique, et le dépanneur vient de Rodez. Un chiffre à retenir pour l’appel : le PTAC, et si la semi est chargée.
Roquefort, Saint-Affrique et le lait de brebis
Au sud, Roquefort-sur-Soulzon et ses caves reçoivent le lait de brebis de tout le rayon, collecté chaque jour par des citernes qui sillonnent le Larzac, les Causses et le Saint-Affricain sur des routes étroites, entre décembre et juillet surtout, quand les brebis sont en lactation ; Saint-Affrique et ses abattoirs, Millau et son plateau complètent un bassin où le frigorifique est roi. Les gorges du Tarn, de Millau vers la Lozère, voient monter l’été des autocars sur une route de corniche.
Une citerne de lait en panne au milieu de sa tournée se signale avec la commune, la ferme et le nombre de fermes restantes : le lait se transfère avant tout remorquage. Un autocar immobilisé dans les gorges se décrit par le village le plus proche et le sens, pour que l’alternat soit organisé.
L’Aubrac, Decazeville, Villefranche et l’ouest du Rouergue
Au nord, l’Aubrac est un haut plateau d’estives à plus de mille mètres, où la transhumance de mai fait monter les troupeaux et leurs bétaillères par Laguiole et Saint-Chély, et où la neige coupe les routes plusieurs semaines par an ; Espalion et Entraygues gardent la vallée du Lot. À l’ouest, le bassin de Decazeville et d’Aubin, ancien pays de la mine et de l’acier, garde ses usines et ses bennes, Capdenac-Gare son nœud ferroviaire, et Villefranche-de-Rouergue, la bastide, ouvre vers Cahors et Montauban.
Un porteur bloqué dans la neige sur l’Aubrac se signale avec la route, le col et ses chaînes montées ou non ; une bétaillère en panne pendant la transhumance donne le nombre de bêtes à bord pour qu’un transbordement soit organisé. Une benne immobilisée dans le bassin se décrit par l’usine et l’entrée.
Dépanner un poids lourd en Aveyron : ce que ça coûte
Une intervention sur place suffit le plus souvent : batterie de 24 volts sur l’aire de l’Aveyron, circuit d’air, AdBlue gelé sur le Larzac, alternateur ou démarreur, entre 200 et 600 € HT fournitures en sus. Le pneumatique sur site coûte entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Quand il faut remorquer vers un atelier de Rodez, de Millau ou de Decazeville, le forfait est de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis de 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà, et les distances du plus vaste département du lot les font compter : de l’Aubrac à Millau, il y a plus de cent kilomètres. Décrocher une semi à la sellette sur une aire de l’A 75 revient à 200 à 400 € HT, treuiller une citerne glissée dans un fossé du Larzac à 500 à 3 000 € HT, et relever à la grue une semi renversée dans une courbe de la N 88 à 1 500 à 6 000 € HT. La page prix d’un remorquage poids lourd donne le détail poste par poste.
Gratuite mais pas libre : l’agrément de l’A 75 et de la N 88
L’A 75 est une autoroute de l’État, sans péage en Aveyron sauf au viaduc de Millau, mais le dépannage n’y est pas libre pour autant : la préfecture y agrée des dépanneurs par secteur, avec une permanence et un cahier des charges propre aux véhicules de plus de 3,5 tonnes, et la même règle vaut pour les sections de la N 88 aménagées en voie express. Au viaduc de Millau, concédé, c’est le dépanneur agréé par le concessionnaire qui intervient. Le dépanneur envoyé est-il agréé pour le secteur où vous êtes ? Nous le vérifions à l’appel ; sinon, le 112 ou la borne.
Sur les sections ordinaires de la N 88, sur la D 809 et les routes des Causses, de l’Aubrac et des gorges, dans les caves, les usines et les abattoirs, aucun agrément n’est affirmé : le dégagement s’arrange avec le gestionnaire de la route ou l’exploitant du site.
Sans partenaire attitré en Aveyron : un dépanneur du plateau
Le réseau attend encore son partenaire poids lourd attitré en Aveyron, et l’écrire évite les faux espoirs. La demande est transmise à un dépanneur du département équipé pour le véhicule lourd, depuis Rodez, Millau ou Decazeville selon la position, qui rappelle avec un montant chiffré avant tout déplacement. Plus la description est précise, autoroute ou route, sens, borne ou commune, PTAC, chargement et panne, plus l’heure d’arrivée et le prix sont fiables.