Un massif volcanique au milieu, une autoroute gratuite sur le côté
L’A 75, Saint-Flour et Massiac
L’A 75 relie Clermont-Ferrand à Montpellier sans péage et traverse l’est du Cantal sur la planèze de Saint-Flour, à plus de mille mètres d’altitude, en franchissant la Truyère au-dessus de Garabit, à côté du viaduc ferroviaire. C’est l’axe du transit entre le Nord et le Languedoc, exposé au vent, au brouillard et à la neige, avec des aires espacées et des rampes longues. Saint-Flour et Massiac en vivent, avec leurs zones d’activité à l’échangeur.
Un ensemble qui faiblit vise l’aire ou la sortie suivante ; arrêté sur la voie, feux de détresse, occupants derrière la glissière, appel avec le sens, Clermont ou Montpellier, et le point kilométrique. Le dépanneur agréé par le concessionnaire vient par l’accès de service, jamais par la voirie locale.
La N 122 et le tunnel du Lioran
La N 122 est la seule route qui traverse le massif d’est en ouest, de Massiac à Aurillac par Murat et le Lioran, puis vers Maurs et Figeac : gratuite, à une voie par sens, elle franchit les monts du Cantal par le tunnel du Lioran, long de 1 515 mètres, limité à 4,30 mètres de hauteur, et si étroit que deux poids lourds ne s’y croisent pas : les camions y circulent en alternat, et le tunnel ferme une journée par mois pour inspection, avec déviation par la station.
Un poids lourd en panne dans le tunnel ou à ses abords se signale immédiatement à l’exploitant, par la borne ou le 112, avant tout autre appel : le dégagement s’organise avec lui. Aux abords, feux de détresse, occupants hors de la chaussée, et appel avec le sens et la position.
Le lait, les fromages, les bêtes et les foires
Le Cantal est un département de lait et de viande : les citernes tournent chaque jour entre les fermes d’estive et les fromageries de Saint-Flour, de Riom-ès-Montagnes et de la vallée de la Cère, les bétaillères conduisent les salers et les aubracs aux foires et aux abattoirs, et les grumiers descendent des sapinières du Falgoux et de la Margeride. Les routes de plateau sont exposées, les vallées étroites, les fermes au bout de chemins non revêtus.
Une citerne de lait immobilisée dans un chemin d’estive, une bétaillère chargée en panne sur une route de col, un grumier sorti dans un talus : dites le sol, la pente, le chargement, le nombre d’animaux et l’accès. C’est cette information qui décide du matériel envoyé.
Aurillac, Mauriac, les cols et l’hiver
Aurillac, à 620 mètres, est la préfecture la plus isolée de France par la route : Mauriac, au nord, et Maurs, au sud, regardent vers la Corrèze et le Lot plutôt que vers le chef-lieu, et le pas de Peyrol, le plus haut col routier du Massif central, ferme chaque hiver. La neige tombe de novembre à avril sur les plateaux, et la loi Montagne impose aux poids lourds d’avoir des chaînes à bord dans les communes désignées par le préfet, du premier novembre au trente et un mars.
Un ensemble bloqué dans une côte enneigée se signale avec la route, le sens et l’état de la chaussée ; le dépanneur vient avec le matériel de montagne et, si la route est fermée, s’organise avec l’exploitant. Un véhicule en panne à Mauriac ou à Maurs peut être pris depuis la Corrèze ou le Lot si c’est plus court.
Prix des interventions les plus demandées dans le Cantal
Dans la plupart des appels, il s’agit d’un dépannage sur place : batterie de 24 volts par grand froid, circuit d’air gelé, gazole figé, AdBlue, démarreur, entre 200 et 600 € HT hors fournitures. Le pneumatique sur site suit, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Un remorquage vers un atelier d’Aurillac, de Saint-Flour ou de Clermont se facture de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes, de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, plus 3 à 6 € HT le kilomètre hors forfait, et la distance compte dans un département où l’atelier peut être de l’autre côté du massif. Le décrochage d’une semi à la sellette devant une fromagerie va de 200 à 400 € HT, le treuillage d’une bétaillère sortie dans un talus de 500 à 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’une semi couchée par le vent sur la planèze de 1 500 à 6 000 € HT. Poste par poste, tout est détaillé sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroute gratuite, tunnel et agrément dans le Cantal
L’A 75 et la N 122 sont des voies de l’État, gratuites. Aucun péage n’y est perçu, et pourtant on n’y dépanne pas librement : la préfecture agrée des dépanneurs par secteur, astreints à une permanence et à un cahier des charges poids lourd, distinct de celui des véhicules légers, et le tarif réglementé du dépannage sur autoroute ne concerne que les moins de 3,5 tonnes. Nous vérifions à l’appel si le dépanneur mobilisé détient cet agrément ; à défaut, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
Le tunnel du Lioran a son exploitant et ses consignes propres, qui priment sur tout : un véhicule en panne dans le tunnel ou à ses têtes se signale d’abord à lui. Sur les départementales, les routes de col, les chemins d’estive et dans les cours de fromagerie, l’intervention est libre, sous les seules consignes de l’exploitant et de l’état de la route.
Deux versants, un seul appel
Le massif partage le Cantal en deux : Aurillac et la vallée de la Cère à l’ouest, Saint-Flour et l’A 75 à l’est, avec le Lioran entre les deux. Le dépanneur poids lourd mobilisé est celui de votre versant, ou celui d’un département voisin, Corrèze, Lot, Aveyron, Lozère, Haute-Loire ou Puy-de-Dôme, si c’est plus court. Donnez votre position exacte, la route et le sens, et le montant est annoncé avant tout déplacement, avec un délai qui tient compte du relief et de l’hiver.