Deux Sèvres, deux versants, deux réseaux
L’A 10 et l’A 83 dans la plaine : Niort, La Crèche et les plateformes
Au sud, l’A 10, concédée, traverse la plaine de Poitiers vers Saintes et Bordeaux par Saint-Maixent et Niort, et l’A 83, concédée, s’en détache à Niort vers Nantes ; à leur jonction, La Crèche, Chauray et Niort alignent l’une des plus grandes zones logistiques de l’Ouest, avec des plateformes de messagerie, de grande distribution et de transporteurs où les semis se croisent toute la nuit. La N 11, gratuite, file de Niort vers La Rochelle, et le brouillard de la plaine ferme la visibilité une partie de l’hiver.
Un ensemble qui perd sa puissance continue jusqu’à l’aire ou à la sortie suivante ; immobilisé sur la chaussée, il allume ses feux de détresse, met ses occupants à l’abri derrière la glissière, et l’appel précise l’autoroute, le sens et le point kilométrique. Une semi en panne à quai se signale avec le site, le numéro de porte et l’heure de départ prévue.
Le Marais poitevin : des routes sur levées, sans demi-tour
À l’ouest de Niort, le Marais poitevin s’étend de Coulon et Magné vers la Vendée et la Charente-Maritime : des routes sur levées, bordées d’eau ou de fossés des deux côtés, sans accotement, sans possibilité de demi-tour, avec des ponts limités en tonnage et des villages de tourisme où les autocars et les porteurs de livraison n’ont de place que pour passer. Le GPS y envoie volontiers un poids lourd sur une route qui n’en veut pas, et une sortie de chaussée finit dans une conche.
Un ensemble engagé sur une levée trop étroite recule sous le guidage du dépanneur, sans rien forcer, jusqu’au prochain élargissement ; un porteur sorti dans un fossé se signale avec la route, le sol et le chargement, et le treuillage se prépare avant le départ, avec un matériel qui tient sur la levée.
Le bocage : Bressuire, Mauléon, les autocars et l’agroalimentaire
Au nord, le bocage bressuirais est un pays d’élevage, d’abattoirs, de coopératives et d’usines de mécanique et de carrosserie : Bressuire, Cerizay, Mauléon et Nueil-les-Aubiers expédient chaque jour des bétaillères, des frigorifiques et des porteurs, et une usine de construction d’autobus et d’autocars fait sortir des véhicules neufs sur des routes de bocage à une voie par sens. La N 149, de Poitiers à Bressuire et Nantes, et la N 249, vers Cholet, sont des routes de l’État, en partie à deux fois deux voies, avec des sections encore à une voie par sens.
Une bétaillère en panne avec des animaux à bord se signale en le disant : le dépanneur adapte son ordre de travail. Un autocar neuf immobilisé en convoyage se signale avec le convoyeur et le lieu de livraison, et il se remorque avec le matériel des véhicules de tourisme lourds.
Thouars, Parthenay, Airvault, Melle : les bourgs et l’industrie
Thouars, à 74 kilomètres de Niort, regarde vers Saumur et le Loudunais et ses céréales ; Parthenay, dans la Gâtine, vit de l’élevage et de ses marchés ; Airvault fait tourner une cimenterie qui envoie ses citernes et ses bennes sur toutes les routes du nord du département ; Melle garde une grande usine de chimie et ses citernes de matières classées ; Saint-Maixent, son école militaire et ses convois. Entre eux, des départementales sinueuses et des traversées de bourg où un 44 tonnes manœuvre au centimètre.
Une citerne de ciment en panne sur une route de la Gâtine se signale avec la commune, la route et le sens ; une citerne classée immobilisée près de l’usine de Melle, avec la matière et le code de danger, et le poste de sécurité est prévenu. Un ensemble coincé dans une rue de Thouars se dégage en marche arrière guidée.
Combien coûte une intervention poids lourd dans les Deux-Sèvres
Dans la plupart des appels, il s’agit d’un dépannage sur place : batterie de 24 volts après une nuit sur une aire de l’A 10, circuit d’air, AdBlue, démarreur, groupe froid, entre 200 et 600 € HT hors fournitures. Le pneumatique sur site suit, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Un remorquage vers un atelier de Niort, de La Crèche ou de Bressuire un porteur jusqu’à 19 tonnes se remorque de 400 à 900 € HT et un ensemble articulé de 800 à 1 600 € HT, chaque kilomètre hors forfait ajoutant 3 à 6 € HT, ce qui compte entre les deux moitiés du département. Le treuillage d’un porteur sorti dans un fossé du Marais se situe entre 500 et 3 000 € HT, le décrochage d’une semi à la sellette sur une plateforme de La Crèche entre 200 et 400 € HT, et le relevage à la grue d’une semi couchée dans un échangeur de l’A 83 entre 1 500 et 6 000 € HT. Tous les postes sont détaillés sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroutes, nationales et agrément dans les Deux-Sèvres
L’A 10 et l’A 83 sont concédées : le dépanneur doit y être agréé par le concessionnaire, et au-dessus de 3,5 tonnes le tarif réglementé de l’autoroute ne s’applique plus. L’agrément du dépanneur mobilisé pour ce tronçon est vérifié à l’appel : presque tous nos partenaires poids lourd l’ont ; à défaut, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
La N 11, la N 149 et la N 249 sont des routes de l’État, gratuites, et sur leurs sections en voie express la gratuité ne change rien à la règle : les dépanneurs autorisés à y intervenir sont désignés par le préfet, secteur par secteur, avec une astreinte et un cahier des charges séparé pour les plus de 3,5 tonnes, et nous le vérifions de la même façon. Sur les départementales, les levées du Marais, dans les plateformes, les usines et les cours de ferme, aucun agrément n’entre en jeu, et l’exploitant fixe les consignes.
Niort, Bressuire, Thouars : un appel pour les deux versants
Niort tient la plaine, Bressuire le bocage, Thouars le nord, à plus d’une heure de la préfecture : le dépanneur poids lourd retenu est le plus proche à disposer du matériel adapté, depuis Niort, Bressuire, Thouars ou un département voisin, Vendée, Maine-et-Loire, Vienne ou Charente-Maritime, si c’est plus court. Donnez votre position précise, la voie et le sens, et le devis est annoncé avant le départ du dépanneur.