Limoges au centre, et autour un pays d’élevage, de bois et de routes longues
L’A 20 hors de Limoges, de la Basse-Marche aux monts de Châlus
Au nord de Limoges, l’A 20 monte vers Bessines-sur-Gartempe et la limite de la Creuse en traversant les monts d’Ambazac, à plus de quatre cents mètres, où le brouillard et la neige surprennent l’hiver ; au sud, elle descend par Pierre-Buffière et Magnac-Bourg vers Uzerche et Brive. Gratuite de Vierzon jusqu’au sud de Brive, elle porte un trafic de transit entre Paris et Toulouse qui ne s’arrête ni la nuit ni le week-end, avec des aires espacées et des rampes longues.
Tant que le camion avance, il vise l’aire ou la sortie ; à l’arrêt, feux de détresse, occupants à l’abri derrière la glissière et appel en donnant le sens, le point kilométrique et la dernière sortie. Par brouillard, posez le triangle bien en amont si vous pouvez le faire sans danger.
La N 141, Saint-Junien, Rochechouart et la N 147
À l’ouest, la N 141 relie Limoges à Saint-Junien et à Angoulême, en partie à deux fois deux voies, et forme le tronçon occidental de la route Centre-Europe Atlantique : les poids lourds entre l’Atlantique et la Suisse la préfèrent aux autoroutes. Saint-Junien vit de la ganterie et du cuir, Rochechouart est bâtie sur le site d’un impact de météorite, et Oradour-sur-Glane reçoit chaque année les autocars de visiteurs du village martyr. Au nord-ouest, la N 147 file vers Bellac et Poitiers, sur une chaussée à une voie par sens très chargée en poids lourds.
Sur une section à une voie par sens, un ensemble en panne dit s’il bloque la chaussée, et les feux de détresse restent allumés jusqu’à l’arrivée du dépanneur. Un autocar immobilisé à Oradour se signale avec le parking et le nombre de passagers.
Saint-Yrieix, le kaolin et la pomme du Limousin
Au sud, Saint-Yrieix-la-Perche est la ville du kaolin, dont la découverte, au XVIIIe siècle, a fait naître la porcelaine de Limoges, et le cœur de la pomme du Limousin, récoltée de septembre à novembre par des vergers et des coopératives qui chargent leurs frigorifiques à toute heure pendant la saison. La N 21 descend de Limoges vers Châlus et le Périgord par des routes vallonnées, et les monts de Châlus portent des forêts de châtaigniers.
Un frigorifique de pommes en panne devant une station se signale avec la coopérative, la porte et la température à tenir ; une benne de minéraux immobilisée dans une carrière, avec l’exploitant du site, qui ouvre l’accès.
Eymoutiers, Vassivière et le plateau de Millevaches
À l’est, la montagne limousine monte vers Eymoutiers, le lac de Vassivière, partagé avec la Creuse, et le plateau de Millevaches : des forêts de douglas et d’épicéas exploitées par des grumiers et des scieries, des tourbières, des routes étroites où l’hiver dure. Près de Limoges, le pôle de Lanaud sélectionne la race bovine limousine, et les bétaillères de broutards circulent vers les foires et l’export.
Un grumier en panne sur une piste forestière se signale avec la route forestière et le carrefour le plus proche ; une bétaillère avec des animaux à bord, en le disant, pour que le dépanneur adapte son ordre de travail.
Le prix des interventions poids lourd en Haute-Vienne
La majorité des appels se règlent par un dépannage sur place : batterie de 24 volts sur une aire de l’A 20, circuit d’air, AdBlue, alternateur, entre 200 et 600 € HT hors fournitures. Le pneumatique sur site suit, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Quand le camion part en remorquage vers un atelier de Limoges ou de Saint-Junien, le forfait s’établit de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà, qui comptent depuis le plateau. Le décrochage d’une semi à la sellette sur une plateforme de Limoges se chiffre de 200 à 400 € HT, le treuillage d’un grumier sorti d’une piste de Millevaches de 500 à 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’une semi couchée dans un fossé de la N 147 de 1 500 à 6 000 € HT. Le détail figure sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Une autoroute gratuite de l’État, des nationales et l’agrément en Haute-Vienne
L’A 20 et la rocade N 520 appartiennent à l’État et ne sont pas concédées ; la gratuité n’y rend pas le dépannage libre, car le préfet y agrée les dépanneurs par secteur, avec une permanence et un cahier des charges propre aux plus de 3,5 tonnes. La N 141 sur ses sections à chaussées séparées suit la même règle. Nous vérifions avant le départ que le dépanneur envoyé est agréé pour le secteur ; à défaut, la borne d’appel d’urgence ou le 112. Au sud de Brive, en Corrèze, l’A 20 devient concédée, et l’agrément est celui du concessionnaire.
Sur la N 147 et la N 21 à une voie par sens, les départementales, les pistes forestières, dans les carrières et les coopératives, l’intervention ne demande pas d’agrément : le gestionnaire de la voie ou l’exploitant du site fixe les consignes.
La Haute-Vienne sans partenaire attitré : un dépanneur du secteur
Aucun partenaire poids lourd attitré n’est encore installé en Haute-Vienne dans le réseau. La demande part vers le dépanneur équipé le plus proche du véhicule, depuis Limoges, Saint-Junien ou un département voisin, Charente, Corrèze, Creuse ou Vienne, selon la position. Dans un département rural aux routes longues, c’est la précision du lieu qui fait le délai : donnez la commune, la route et le sens, et le professionnel rappelle avec son montant avant de se déplacer.