Un département qui suit son fleuve, du Pilat aux confins de la Bourgogne
La plaine du Forez, Andrézieux-Bouthéon et les deux régimes de l’A 72
Au nord de Saint-Étienne, la plaine du Forez s’ouvre autour d’Andrézieux-Bouthéon, de son aéroport et de ses zones logistiques, puis de Veauche, de Saint-Galmier et de ses sources, de Montbrison et de Feurs, entre des étangs, des prairies et des champs. L’A 72 la traverse en deux régimes : gratuite et gérée par l’État depuis Saint-Étienne jusqu’aux abords d’Andrézieux, elle devient concédée et à péage au-delà, jusqu’à l’A 89. Les semis d’eau minérale et de verre partent chaque jour des usines de la plaine vers toute la France.
Sur l’autoroute, un ensemble qui avance encore sort à l’échangeur suivant ; arrêté, il allume ses feux de détresse, met ses occupants derrière la glissière et fait appeler avec le sens, le point kilométrique et la dernière sortie, qui dit de quel côté de la limite des deux régimes il se trouve. Une semi en panne à quai se signale avec l’usine, la porte et le créneau.
Roanne, la N 7 et la N 82 vers Balbigny
Au nord, Roanne vit du textile, de la mécanique, de l’agroalimentaire et d’un arsenal qui produit des véhicules blindés, avec la côte roannaise et ses vignes, Charlieu et ses ateliers de soierie, et le barrage de Villerest sur la Loire. La N 7 file vers Moulins et Paris, et la N 82, à deux fois deux voies entre Neulise et Balbigny, relie la N 7 à l’A 89 : seize mille véhicules y passent chaque jour, dont un quart de poids lourds.
Sur ces sections à chaussées séparées, un camion arrêté suit les mêmes règles que sur autoroute, feux de détresse, glissière, appel avec le sens et l’échangeur. Un convoi en panne à la sortie d’une usine de Roanne se signale au poste de garde, qui ouvre l’accès.
Les monts du Forez, les Bois Noirs et l’A 89 vers Thiers
À l’ouest, l’A 89, concédée, quitte la plaine à Balbigny pour franchir les monts du Forez et les Bois Noirs par Noirétable, vers Thiers et Clermont, et part vers Lyon à l’est par le long tunnel de Violay. Au-dessus, les monts culminent à Pierre-sur-Haute, à plus de mille six cents mètres, avec la station de Chalmazel, des fermes, des scieries et des routes de col où la Loire applique la loi Montagne dans les communes désignées par le préfet.
Dans un tunnel, un camion qui peut rouler n’y reste pas ; immobilisé, il se signale avec le sens et la position dans l’ouvrage, ses occupants gagnent l’abri le plus proche, et l’exploitant ferme la voie avant l’intervention. Sur une route de montagne, un grumier en panne se signale avec le col ou le hameau le plus proche.
Les gorges de la Loire, l’Ondaine et la N 88 vers Le Puy
Au sud, la Loire coule en gorges entre Saint-Just-Saint-Rambert et le barrage de Grangent, et la vallée de l’Ondaine, de Firminy au Chambon-Feugerolles et à Unieux, garde sa métallurgie et ses forges. La N 88, voie express de l’État, file de Saint-Étienne vers Firminy puis vers la Haute-Loire et Le Puy, avec des rampes longues et des plateaux où la neige tient l’hiver.
Dans les rampes de la N 88, un ensemble chargé qui chauffe cherche l’aire ou l’échangeur plutôt que la bande d’arrêt, et à la descente on ménage les freins. Une benne en panne dans une forge de l’Ondaine se signale avec l’entreprise et le portail.
Tarifs d’un dépannage poids lourd dans la Loire, du plus courant au plus lourd
Le dépannage sur place ouvre la liste, entre 200 et 600 € HT hors fournitures : batterie de 24 volts dans les monts un matin de gel, circuit d’air, AdBlue, freins, démarreur. Le pneumatique sur site coûte entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Un remorquage vers un atelier de Saint-Étienne, d’Andrézieux ou de Roanne revient à 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et à 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, avec 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà du forfait, sensibles entre le sud et le Roannais. Décrocher une semi à la sellette devant une usine de la plaine coûte 200 à 400 € HT, le treuillage d’un grumier sorti d’un chemin de la Madeleine 500 à 3 000 € HT, et le relevage à la grue 1 500 à 6 000 € HT pour un ensemble couché dans une rampe de la N 88. Tous les postes sont sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Voies de l’État, autoroutes concédées et agrément dans la Loire
L’A 89 et la partie concédée de l’A 72, au nord d’Andrézieux, relèvent du concessionnaire, qui y agrée les dépanneurs. L’A 72 urbaine, l’A 47, la N 88, et la N 7 comme la N 82 sur leurs sections à deux fois deux voies, sont des voies de l’État sans péage, où la préfecture désigne les dépanneurs par secteur, astreinte et cahier des charges des plus de 3,5 tonnes compris. Le professionnel envoyé doit être agréé pour l’endroit exact, et nous le vérifions à l’appel ; faute de dépanneur agréé disponible, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
Sur les routes de montagne, les départementales, dans les usines, les carrières et les fermes, aucun agrément n’est requis : le dégagement se règle avec l’exploitant.
Pas de partenaire attitré dans la Loire : le professionnel le plus proche
La Loire n’a pas encore de partenaire poids lourd attitré dans le réseau. Chaque demande va au dépanneur équipé le plus proche du véhicule, depuis Saint-Étienne, Andrézieux, Roanne ou un département voisin, Rhône, Puy-de-Dôme ou Haute-Loire, selon l’endroit. Dans un département de 121 kilomètres de long, la position fait le délai : dites la commune ou l’échangeur, la voie et le sens, et le dépanneur rappelle avec un montant avant de partir.