Un département sans autoroute, entre la mer et l’élevage
La N 165, la N 24 et la N 166 : les voies express gratuites
La Bretagne n’a pas d’autoroute concédée, et le Morbihan pas d’autoroute du tout : ses grands axes sont des voies express de l’État, gratuites, à deux fois deux voies. La N 165 relie Nantes à Brest par Vannes, Auray et Lorient, chargée de semis de transit et de vacanciers ; la N 24 monte de Lorient vers Ploërmel et Rennes ; la N 166 relie Vannes à Ploërmel. Leurs échangeurs desservent les zones d’activité de la côte et du centre.
Une panne sur une voie express se traite comme sur une autoroute : sortie si possible, sinon glissière, feux de détresse, appel avec le sens et l’échangeur. Ces voies relèvent d’un agrément préfectoral, expliqué plus bas, et non d’un concessionnaire.
Le centre Bretagne, Pontivy et l’agroalimentaire
Le nord du département, autour de Pontivy, de Guémené et de Locminé, est l’un des grands bassins d’élevage de porcs et de volailles de France : abattoirs, usines d’aliments, laiteries et conserveries y reçoivent chaque jour des centaines de bétaillères, de citernes et de frigorifiques, sur des routes de bocage à une voie par sens, entre des bourgs étroits. Le port de Lorient importe les céréales et le soja qui les alimentent.
Une bétaillère chargée en panne, une citerne d’aliment immobilisée dans une cour de ferme, un frigorifique arrêté devant un abattoir : dites le nombre d’animaux, le chargement, sa contrainte de froid, le nom du site et l’accès. C’est cette information qui décide du matériel envoyé.
Quiberon, Belle-Île, la ria d’Étel et le golfe
La presqu’île de Quiberon ne tient qu’à une route, saturée l’été de la pointe à Auray, où un poids lourd en panne bloque tout ; Belle-Île, Houat et Hoëdic se rejoignent par bateau, et un véhicule lourd en panne sur l’île attend la traversée. La ria d’Étel et le golfe du Morbihan expédient leurs huîtres en frigorifique par des routes de rive étroites, et le littoral, de Carnac à Sarzeau, se livre à l’aube en saison.
Un porteur en panne sur la route de la presqu’île se signale sans attendre, avec le sens et la position ; un frigorifique d’huîtres arrêté un vendredi soir se signale avec sa contrainte de froid. Sur une île, prévenez tôt et donnez l’heure du dernier bateau.
Lorient, Vannes, Ploërmel et les extrémités du département
Lorient garde ses chantiers navals, sa base de course au large et ses deux ports, de pêche et de commerce ; Vannes vit du golfe, du tertiaire et des zones du parc du Golfe ; Ploërmel est le carrefour du centre-est, vers Rennes. Aux extrémités, Gourin et Roudouallec, au nord-ouest, regardent vers le Finistère et les Montagnes noires, Théhillac et La Roche-Bernard, au sud-est, vers la Loire-Atlantique.
Un véhicule en panne à Gourin peut être pris depuis le Finistère, un autre à La Roche-Bernard depuis Nantes si c’est plus court : dites où vous êtes précisément, et le dépanneur le plus proche avec le bon matériel est mobilisé.
Ce que le Morbihan demande le plus, et son prix
La demande la plus fréquente reste le dépannage sur place, entre 200 et 600 € HT hors fournitures, pour une batterie de 24 volts, un circuit d’air, de l’AdBlue, un démarreur ou un groupe froid. Vient ensuite le pneumatique sur site, de 200 à 500 € HT hors pneumatique.
Pour un remorquage vers un atelier de Vannes, de Lorient ou de Pontivy, comptez 400 à 900 € HT jusqu’à 19 tonnes de porteur, 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, et 3 à 6 € HT par kilomètre une fois le forfait dépassé. Devant un abattoir ou un quai du port, le décrochage à la sellette se situe entre 200 et 400 € HT ; une bétaillère sortie dans un fossé de bocage relève du treuillage, de 500 à 3 000 € HT ; un ensemble couché sur la N 165 du relevage à la grue, de 1 500 à 6 000 € HT. Poste par poste, tout est détaillé sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Voies express et agrément dans le Morbihan
Le Morbihan n’a aucune autoroute concédée, mais la N 165, la N 24 et la N 166 sont des voies express de l’État, gratuites. Sans péage, mais pas sans règle : l’intervention y est réservée à des professionnels agréés par la préfecture, organisés en permanence par secteur, avec des obligations propres aux véhicules de plus de 3,5 tonnes, et le tarif réglementé du dépannage sur ces voies ne concerne que les véhicules légers. Nous vérifions à l’appel si le dépanneur mobilisé détient cet agrément ; à défaut, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
Sur les départementales, les routes de la presqu’île et du littoral, les cours de ferme, les quais et les zones, l’intervention est ordinaire, dans le respect des consignes de l’exploitant du site.
Deux pôles, un centre rural, un seul appel
Vannes et Lorient se partagent la côte, Pontivy et Ploërmel le centre, et aucun n’est à plus d’une heure de l’autre par les voies express : le dépanneur poids lourd mobilisé est celui qui arrive le plus vite avec le bon matériel, depuis Vannes, Lorient, le centre Bretagne ou un département voisin. Donnez votre position précise, la route et le sens, et le montant est annoncé avant tout déplacement.