Deux frontières, quatre autoroutes et un ancien pays d’industrie lourde
Thionville, la Fensch, Cattenom et la frontière du Luxembourg
Au nord de Metz, l’A 31 relie Thionville à la frontière dans l’un des couloirs les plus chargés de France : plus de cent dix mille résidents français travaillent au Luxembourg, et certaines sections dépassent cent mille véhicules par jour, avec des semis de transit mêlées aux navetteurs matin et soir. À l’ouest, la vallée de la Fensch, d’Uckange à Hayange et Florange, garde ses laminoirs et ses usines de rails, desservie par l’A 30, et au nord-est la centrale nucléaire de Cattenom commande ses propres accès et ses convois.
Aux heures des frontaliers, un ensemble qui peut rouler va jusqu’à la sortie plutôt que de s’arrêter dans la file ; immobilisé, il signale sa position par les feux de détresse, met ses occupants derrière la glissière et fait appeler avec le sens, le point kilométrique et la dernière sortie. Un camion en panne de l’autre côté de la frontière relève des services luxembourgeois, puis se reprend à la frontière.
Saint-Avold, Forbach et l’A 4 vers la Sarre
À l’est, l’ancien bassin houiller, dont la dernière mine a fermé en 2004, s’est reconverti : la plateforme chimique de Carling et Saint-Avold, ses unités classées et ses citernes, des zones logistiques à Forbach et à Freyming-Merlebach, tournées vers l’Allemagne toute proche. L’A 4, concédée, traverse le secteur de Metz vers Saint-Avold et l’Alsace, et l’A 320 rejoint à Forbach l’autoroute allemande vers Sarrebruck, par où passe une grande part du transit entre la France et l’Europe centrale.
Une citerne immobilisée près de la plateforme se signale au poste de sécurité avec la matière et son code de danger ; une semi en panne sur une plateforme de Forbach, avec le site, la porte et l’heure de départ. Depuis l’A 4, retenez le sens et le point kilométrique, et précisez si vous avez déjà passé la barrière.
Sarreguemines, Hambach et le pays de Bitche
Plus à l’est, Sarreguemines et Sarralbe regardent vers la Sarre allemande, et l’usine automobile de Hambach fait entrer ses semis de pièces et sortir ses porte-voitures sur des routes à une voie par sens. Au-delà, le pays de Bitche, avec son camp militaire et les Vosges du Nord, est un pays de forêts, de scieries et de verreries, où les routes se faufilent entre les collines et où les convois militaires partagent la chaussée avec les grumiers.
Un porte-voitures en panne à la sortie d’usine se signale avec la porte et le nombre de véhicules à bord ; un convoi militaire immobilisé, par son chef de convoi, avec qui le dépanneur s’organise. Dans les Vosges mosellanes, autour de Dabo, les communes de montagne imposent les équipements d’hiver, et la neige y tient plus longtemps qu’à Metz.
Le Saulnois, le pays des étangs et le plateau lorrain
Au sud de Metz, le plateau lorrain et le Saulnois, autour de Château-Salins, Dieuze et Delme, sont un pays d’élevage, de céréales et d’étangs, avec les coopératives, les silos et les laiteries qui font circuler bennes et citernes sur des routes droites et ventées. Les étangs de Lindre et du pays de Sarrebourg bordent des routes étroites, sans accotement, et les villages-rues lorrains, avec leurs usoirs, obligent un ensemble à passer au ras des façades.
Une citerne de lait en panne devant une ferme se signale avec la commune et l’accès ; un porteur sorti de la chaussée au bord d’un étang ne s’y dégage pas seul, le sol cède : dites-le, et le treuillage se prépare avant le départ.
Combien coûte une intervention poids lourd en Moselle
Dans la majorité des cas, c’est un dépannage sur place : batterie de 24 volts après une nuit de gel sur une aire de l’A 4, circuit d’air, AdBlue, capteur ou démarreur, pour 200 à 600 € HT hors fournitures. Le pneumatique sur site suit, pour 200 à 500 € HT hors pneumatique.
Si le camion part en remorquage vers un atelier de Metz, de Thionville ou de Forbach, le forfait tient entre 400 et 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et entre 800 et 1 600 € HT pour un ensemble articulé, et chaque kilomètre au-delà ajoute 3 à 6 € HT, ce qui compte depuis Bitche. Décrocher une semi à la sellette sur une plateforme de Forbach revient à 200 à 400 € HT, le treuillage d’un porteur glissé au bord d’un étang à 500 à 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’un ensemble couché dans un échangeur à 1 500 à 6 000 € HT. La page prix d’un remorquage poids lourd détaille chaque poste.
Autoroutes gratuites, autoroutes à péage et agrément en Moselle
L’A 31, l’A 30, la N 431 et la N 4 sont des voies de l’État sans péage, et le dépannage n’y est pas libre pour autant : la préfecture y agrée les dépanneurs par secteur, avec une permanence et un cahier des charges séparé pour les plus de 3,5 tonnes. L’A 4 et l’A 320, elles, sont concédées, et c’est le concessionnaire qui habilite. Dans les deux cas, le partenaire doit être agréé pour le secteur où vous êtes arrêté : nous le vérifions à l’appel, ce qui est le cas de presque tous nos partenaires poids lourd ; sinon, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
Dans la plateforme chimique, les usines, les plateformes logistiques, les camps militaires et sur les départementales, aucun agrément n’intervient : le dégagement se règle avec l’exploitant du site ou de la voie.
Un partenaire pour les 725 communes, des Trois Frontières aux Vosges du Nord
Le partenaire poids lourd de la Moselle couvre les 725 communes, de Rédange à Dabo et de Thionville à Bitche, et l’atelier de destination peut être pris à Metz, à Thionville ou à Forbach selon le trajet. Le délai dépend de la circulation de l’A 31 aux heures des frontaliers, de la distance vers l’est et, l’hiver, des routes des Vosges : donnez votre position exacte, la voie et le sens, et il annonce son heure d’arrivée et son montant avant de partir.