Une ville de fleuve, que les poids lourds traversent par une poignée de ponts
Les ponts de la Loire, du pont George-V au pont de l’Europe
La Loire coupe l’agglomération en deux, et un poids lourd qui va d’une rive à l’autre n’a que quelques ponts pour le faire : le pont George-V, réservé au tramway et à la circulation légère au centre, le pont Royal, le pont Joffre, le pont Thinat vers Saint-Jean-le-Blanc et le pont de l’Europe à l’ouest. Les deux derniers portent l’essentiel du trafic lourd entre le nord et la Sologne, et un incident sur l’un reporte tout sur l’autre.
Un porteur en panne sur un pont n’a pas d’accotement. Si le véhicule avance, franchissez l’ouvrage ; sinon, feux de détresse, occupants sur le trottoir, et appel en donnant le pont, le sens et la voie. Le dépanneur choisit la rive d’arrivée pour ne pas retraverser avec l’ensemble.
Le val, les levées et la ville ancienne
Au sud du fleuve, le val d’Orléans est protégé par des levées, ces digues que les routes empruntent et que les crues de la Loire mettent à l’épreuve. Au nord, la ville ancienne autour de la cathédrale et de la rue Royale est faite de rues étroites, piétonnes ou à sens unique, où le tramway impose ses rails et où les livraisons se font en porteur dans des créneaux du matin.
Sur une levée, un porteur en panne se range hors de la chaussée avec précaution, la crête est étroite ; dans le centre, un porteur immobilisé est tiré jusqu’au premier carrefour hors des rails du tramway, où la dépanneuse peut se mettre dans l’axe.
Les cosmétiques, la pharmacie et les zones de l’agglomération
L’agglomération orléanaise est l’un des grands bassins français de la cosmétique et de la pharmacie, avec des sites de production à Saint-Jean-de-Braye, Ormes ou Gidy, reliés aux plateformes logistiques du nord de la ville. Les semis y livrent matières premières et emballages et en repartent chargés de produits finis vers l’Europe entière, souvent en frigorifique ou à température dirigée.
Une semi à température dirigée en panne devant un quai a une autonomie de groupe à donner dès l’appel. Si le tracteur seul est en cause, le décrochage à la sellette laisse la semi et son groupe à quai. Donnez le nom du site, la porte et le contact de la réception.
Ce qu’Orléans demande le plus
Le dépannage sur place vient en tête, entre 200 et 600 € HT hors fournitures : batterie 24 V, circuit d’air, hayon, AdBlue, électricité. Vient ensuite le pneumatique sur site, de 200 à 500 € HT hors pneumatique. Le décrochage à la sellette, entre 200 et 400 € HT, libère un tracteur devant un quai.
Le remorquage d’un porteur de 19 tonnes au plus se situe entre 400 et 900 € HT, celui d’un ensemble articulé entre 800 et 1 600 € HT, avec 3 à 6 € HT du kilomètre au-delà du forfait. Le détail poste par poste figure sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroutes et agrément autour d’Orléans
Aucune autoroute ne passe sur la commune, mais l’A 10 et l’A 71 encadrent l’agglomération. Toutes deux sont concédées : seul le dépanneur agréé par le concessionnaire peut y intervenir. Le partenaire du Loiret est-il agréé pour ce tronçon ? C’est le cas de la plupart de nos partenaires poids lourd, et nous le vérifions à l’appel ; à défaut, la borne orange ou le 112. Les voies express nationales non concédées relèvent quant à elles de dépanneurs agréés par la préfecture.
Sur la D 2020, la D 2060, les ponts urbains, les levées, dans les rues, les zones d’activité et sur les parkings, l’intervention est ordinaire.