Un département de bocage et d’élevage, sur deux autoroutes et une nationale
Alençon, l’A 28 et la N 12
Alençon est le point de rencontre des deux concessions de l’A 28 : au nord, l’autoroute d’ALIS vient de Rouen par Gacé et Sées ; au sud, celle de Cofiroute part vers Le Mans et Tours. La N 12 y croise l’autoroute : à 2 x 2 voies sur le contournement nord-ouest de la ville, ouvert en 2013, et sur des sections comme Hauterive - Le Mêle-sur-Sarthe ou La Jarretière - Pacé, elle reste à une voie par sens ailleurs, en particulier entre Mortagne et le Perche, où sa mise à 2 x 2 voies est à l’étude. L’agglomération d’Alençon vit d’ateliers de plasturgie, de logistique et d’agroalimentaire, installés au bord de la rocade.
Un ensemble articulé en panne sur une section de la N 12 sans bande d’arrêt se protège par les feux de détresse et le triangle, le chauffeur hors de la chaussée ; l’appel donne le sens, Alençon ou Mayenne, Alençon ou Mortagne, et le dernier village traversé. Pour l’A 28, précisez de quel côté d’Alençon vous êtes : le concessionnaire n’est pas le même.
Argentan, Sées, l’A 88 et le Haras du Pin
Au nord, la plaine d’Argentan et de Sées est un pays de céréales et d’élevage de chevaux. L’A 88, concédée, relie Sées à Falaise et à Caen ; la D 438 double l’autoroute et dessert Argentan, où les entreprises agroalimentaires et les silos se regroupent au bord de l’Orne. Entre les deux, le Haras national du Pin, ses courses et ses concours, et tout un pays de haras privés font rouler des camions de transport de chevaux, qui sont des poids lourds à part entière.
Un van de chevaux immobilisé sur une départementale se signale avec le nombre d’animaux à bord et leur état : on ne les descend pas sur le bas-côté sans enclos, et le transfert vers un autre véhicule se prévoit dès l’appel. Le long de l’A 88, la borne orange et le sens, Caen ou Sées, suffisent à localiser le camion.
Flers, La Ferté-Macé, Domfront et le Bocage
À l’ouest, le Bocage ornais est un réseau serré de haies, de chemins creux et de routes sinueuses. Flers en est la ville industrielle, avec sa sous-traitance automobile, sa métallurgie et son agroalimentaire, reliée à Argentan par la D 924 ; Tinchebray-Bocage garde ses fonderies et ses ateliers, Domfront ses vergers et son poiré, La Ferté-Macé et Bagnoles-de-l’Orne leur station thermale, desservie par les autocars. Les camions de lait passent chaque jour de ferme en ferme.
Un porteur de lait arrêté dans un chemin de bocage, entre deux haies, ne se remorque pas sans place pour manœuvrer : donnez la ferme, le village et la largeur du chemin, et dites si la citerne est pleine. Le transvasement vers un autre camion de collecte se prépare avec la laiterie.
Le Perche, L’Aigle et le pays d’Auge ornais
À l’est, le Perche, de Mortagne-au-Perche à Bellême et au Pas-Saint-l’Homer, est un pays de collines, de forêts domaniales et de chevaux percherons, où les grumiers descendent vers les scieries. L’Aigle, ville de métallurgie fine et de tréfilerie, tient la route de Paris par Verneuil, et, au nord, le pays d’Auge ornais, de Gacé à Vimoutiers, est celui du camembert, du pommeau et du calvados : fromageries, distilleries, collecte de lait et de pommes à l’automne.
Un grumier en difficulté sur une route forestière du Perche se signale par la forêt, la route et le carrefour ; un camion de pommes enlisé dans une cour de ferme à l’automne demande souvent un treuillage avant le remorquage.
Combien coûte un dépannage poids lourd dans l’Orne ?
La réponse la plus courante reste la réparation sur place : batterie de 24 volts épuisée, circuit de freinage à air, filtre à gazole colmaté un matin de gel, démarreur, de 200 à 600 € HT hors pièces. Pour un pneumatique remplacé sur place, 200 à 500 € HT sans le pneu.
Un remorquage vers un atelier d’Alençon, d’Argentan ou de Flers coûte 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, auxquels s’ajoutent 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà, ce qui compte depuis Tinchebray ou le Perche. Le décrochage d’une semi sur une aire de l’A 28 revient à 200 à 400 € HT, le treuillage d’un porteur sorti dans un chemin creux à 500 à 3 000 € HT, le relevage à la grue d’un ensemble couché à 1 500 à 6 000 € HT. Nuit, dimanche, jour férié : de 50 à 100 % en plus, indiqués sur le devis. Pour le détail, la page prix d’un remorquage poids lourd.
ALIS, Cofiroute, Alicorne et l’État : l’agrément dans l’Orne
Les trois autoroutes de l’Orne sont concédées : l’A 28 à ALIS au nord d’Alençon et à Cofiroute au sud, l’A 88 à Alicorne. Un poids lourd en panne n’y est pris en charge que par un dépanneur agréé par le concessionnaire. Sur les sections à 2 x 2 voies de la N 12, voie express de l’État, l’agrément est délivré par la préfecture, avec un cahier des charges poids lourd. Le partenaire est agréé sur la plupart de ces secteurs, et nous le vérifions à l’appel ; sinon, borne orange ou 112.
Sur la N 12 à une voie par sens, sur la D 438, la D 924 et les routes du Bocage et du Perche, comme dans les fermes, les haras et les usines, aucun agrément n’est affirmé : le dégagement se règle avec le gestionnaire de la route ou le propriétaire des lieux.
Un partenaire pour les 381 communes, du Perche au Bocage
Le partenaire poids lourd de l’Orne intervient dans tout le département, du Perche au Bocage et de Vimoutiers à Alençon. Les distances y sont longues et les routes lentes : l’atelier de destination se choisit selon la position, Alençon au sud, Argentan au nord, Flers à l’ouest, et le prix comme l’heure d’arrivée vous sont annoncés avant le départ.