Une ville de ponts, de côtes et de silos, où un camion a déjà coupé la ville en deux
Les six ponts, et la leçon du pont Mathilde
Rouen se traverse par six ponts, et le trafic lourd de l’agglomération se concentre sur deux ou trois d’entre eux. Le 29 octobre 2012, une citerne de carburant a pris feu sur le pont Mathilde après une collision : l’ouvrage, emprunté par quatre-vingt mille véhicules par jour, est resté fermé vingt-deux mois, jusqu’au 26 août 2014, et toute l’agglomération a vécu avec un pont en moins.
La leçon vaut pour chaque poids lourd en difficulté sur un pont rouennais : si le véhicule avance, franchissez l’ouvrage ; sinon, feux de détresse, occupants sur le trottoir, et appel immédiat en donnant le pont, le sens et la voie. Pour une citerne, signalez le produit et le code danger dès l’appel.
Le port, les céréales et les quais de la rive gauche
Rouen est le premier port d’Europe de l’Ouest pour l’exportation de céréales : le blé et l’orge des plaines du Bassin parisien y arrivent par semi, sont stockés dans les silos des quais et repartent par navire. À la moisson, les files de bennes agricoles et de semis à fond mouvant s’allongent devant les silos, sur des quais qui accueillent aussi les papeteries, les carburants et les matériaux.
Une semi chargée de trente tonnes de blé qui ne redémarre pas dans la file d’un silo bloque les suivants. Donnez le nom du terminal, la position dans la file et la masse en charge : le décrochage à la sellette libère le tracteur, et la semi garde sa place.
Les côtes, le tunnel de la Grand’Mare et la ville ancienne
Depuis les quais, la ville monte par des côtes longues vers Bonsecours, Mont-Saint-Aignan ou le plateau nord, et la N 28 s’enfonce sous la ville dans le tunnel de la Grand’Mare. Au centre, la ville ancienne, ses rues à colombages et sa zone à faibles émissions imposent des itinéraires de livraison contraints, en porteur, hors des heures de marché.
Dans une côte, un porteur en panne se cale avant tout, et un ensemble dont les freins chauffent dans la descente vers la Seine s’arrête sur le premier emplacement sûr. Dans le tunnel, on ne reste pas dans le véhicule : niche de sécurité, puis appel avec le sens et le numéro de niche.
Les interventions les plus demandées à Rouen
Ce que l’on demande d’abord, c’est un dépannage sur place, de 200 à 600 € HT hors fournitures, qu’il s’agisse de batterie 24 V, circuit d’air, freins après une côte, fond mouvant bloqué, électricité. Le pneumatique sur site complète le tableau, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique. Devant un silo, le décrochage à la sellette se situe entre 200 et 400 € HT.
Le remorquage revient à 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et à 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT du kilomètre au-delà du forfait. Notre page prix d’un remorquage poids lourd reprend ces fourchettes une à une.
Autoroute et agrément à Rouen
L’A 150 vers Barentin est concédée : le dépanneur agréé par le concessionnaire y intervient. La N 28, la Sud III, la N 1338 et la N 138 sont des voies gratuites de l’État. Gratuite ne veut pas dire ouverte à tous les dépanneurs : la préfecture y agrée des professionnels qui assurent une permanence par secteur, avec un cahier des charges propre aux véhicules de plus de 3,5 tonnes. Seul un dépanneur agréé peut donc y intervenir, et nous vérifions à l’appel si le professionnel sollicité l’est ; sinon, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
Sur la D 6015, la D 938, la D 928, la D 982, dans les rues, sur les quais et les ponts urbains, dans les zones d’activité et sur les parkings, l’intervention est ordinaire.