Une ville industrielle au bout de l’estuaire, avec un pont pour seule sortie vers le sud
Le pont de Saint-Nazaire, ses quarante tonnes et son vent
Le pont de Saint-Nazaire franchit l’estuaire sur plus de trois kilomètres, gratuit depuis 1994, et porte tout le trafic entre la Loire-Atlantique et la Vendée par la route bleue. Il est interdit aux véhicules de plus de quarante tonnes, se limite à cinquante kilomètres heure et se ferme aux remorques dès que le vent atteint quatre-vingts kilomètres heure, et à tout le monde à cent vingt. Les jours de tempête, les semis attendent à Saint-Brevin ou à Saint-Nazaire que le vent tombe.
Un poids lourd en panne sur le pont reste dans sa voie, feux de détresse allumés, et fait immédiatement la demande en donnant le sens et la position sur le tablier ; par grand vent, une semi vide ne reprend pas la route sans avis du dépanneur. Le dégagement s’organise avec l’exploitant du pont.
Les chantiers navals, l’aéronautique et les convois exceptionnels
Saint-Nazaire abrite le plus grand chantier naval d’Europe, près de quatre mille salariés qui construisent des paquebots de plus de trois cents mètres, et une usine aéronautique de plus de trois mille personnes qui assemble des tronçons de fuselage. Les blocs de coque, les sections d’avion et les pièces de plusieurs dizaines de tonnes arrivent en convoi exceptionnel, de nuit, par des itinéraires balisés, et le complexe industriel et portuaire de l’estuaire emploie près de trente mille personnes.
Un convoi exceptionnel ou un porte-char en panne demande du matériel lourd et une coordination avec l’escorte : donnez la masse, la longueur, l’itinéraire et le contact du chef de convoi. Devant une porte des chantiers, prévenez le poste de garde.
Le port, le terminal de Montoir et la ville reconstruite
Le port de Nantes-Saint-Nazaire s’étire de la ville jusqu’à Montoir-de-Bretagne, avec son terminal méthanier, ses terminaux à conteneurs et à rouliers, et ses zones logistiques. Les citernes, les porte-conteneurs et les porte-voitures y circulent par des voies internes larges et des accès contrôlés. La ville, reconstruite après 1945 autour de sa base sous-marine, a des avenues larges et des quartiers de commerce livrés en porteur.
Dans le port, donnez le terminal, la porte et le contact du poste de garde : la dépanneuse doit être annoncée à l’entrée. Une citerne en panne près du terminal méthanier signale son produit dès la demande.
Les interventions les plus demandées à Saint-Nazaire
Le dépannage sur place représente l’essentiel des interventions, entre 200 et 600 € HT hors fournitures : batterie 24 V, circuit d’air, électricité attaquée par l’air marin, AdBlue. Le pneumatique sur site suit, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique. Devant un terminal, le décrochage à la sellette se situe entre 200 et 400 € HT.
Un remorquage se facture de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes, de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, plus 3 à 6 € HT le kilomètre hors forfait, et l’atelier adapté peut être du côté de Nantes. Le relevage d’un ensemble couché par le vent se situe entre 1 500 et 6 000 € HT. Chaque poste est détaillé sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroute et agrément à Saint-Nazaire
Aucune autoroute ne passe sur la commune. La N 171, qui arrive de Nantes, et la N 165 vers Vannes sont des voies express de l’État, gratuites, où le préfet agrée des dépanneurs par secteur, avec un cahier des charges propre aux véhicules de plus de 3,5 tonnes ; l’A 11, plus loin, est concédée. Un dépanneur non agréé n’a pas le droit d’y entrer, si bon soit-il : l’agrément est vérifié avant tout départ, et sans lui, la borne d’appel d’urgence ou le 112 prennent le relais.
Sur la route bleue, le pont, dans les rues, le port, les zones industrielles et sur les parkings, le dégagement s’organise avec l’exploitant de la voie et l’intervention est ordinaire, sous réserve des consignes du gestionnaire du site.