Un département de grandes cultures traversé par le transit du Nord
L’A 26, l’A 4 et l’A 29 : le transit entre la Manche et l’Est
L’A 26 relie Calais à Reims et Troyes par Saint-Quentin et Laon : c’est l’autoroute des semis venues des ports de la Manche vers l’Est et le Sud, avec un trafic lourd de nuit et des aires souvent pleines. L’A 4 traverse le sud du département à hauteur de Château-Thierry, entre Paris et Reims, et l’A 29 relie Saint-Quentin à Amiens et au Havre. Les trois sont concédées.
Tant que l’ensemble roule, il vise l’aire ou la sortie suivante ; bloqué sur la voie, il signale sa position par les feux de détresse, fait passer ses occupants derrière la glissière, et donne à l’appel l’autoroute, le sens et le point kilométrique. Le dépanneur agréé par le concessionnaire arrive par l’accès de service, et le remorquage se poursuit depuis l’aire ou la sortie.
La N 2, la N 31 et les routes de Laon à Soissons
La N 2 traverse l’Aisne de Villers-Cotterêts à Laon et vers la frontière belge, par des sections à chaussées séparées et des sections à une voie par sens : c’est la route gratuite du transit vers la Belgique, très chargée en poids lourds. La N 31 relie Soissons à Reims, la N 44 Laon à Reims. Laon est perchée sur sa butte, avec une ville haute que les semis ne montent pas.
Une panne sur la N 2 se traite comme sur une autoroute : sortie si possible, sinon glissière, feux de détresse, appel avec le sens et l’échangeur ou la commune la plus proche. Ces sections relèvent d’un agrément préfectoral, expliqué plus bas.
La betterave, Origny et les plaines de Saint-Quentin
L’Aisne est un département de betteraves et de céréales : la sucrerie d’Origny-Sainte-Benoîte, la première de France, traite des dizaines de milliers de tonnes de betteraves par jour pendant la campagne, de septembre à janvier, alimentée par des centaines de bennes venues de près de mille cinq cents exploitations. Les routes de plaine sont alors boueuses, les entrées de champ défoncées, et les files de bennes s’allongent devant les sucreries et les silos.
Une benne en panne dans une file de sucrerie se signale avec l’entrée et le tonnage ; un tracteur routier enlisé à une entrée de champ se décrit avec le sol et la pente. Le dépanneur vient avec le treuil et prévoit le déchargement si le site le permet.
La Thiérache, la forêt de Retz et le champagne de Château-Thierry
Au nord, la Thiérache est un bocage d’élevage laitier autour d’Hirson et de Vervins, avec des citernes de lait, des fromageries et des routes étroites entre les haies. Au sud-ouest, la forêt de Retz, autour de Villers-Cotterêts, charge des grumiers sur des routes forestières. Au sud, Château-Thierry et la vallée de la Marne appartiennent au vignoble de Champagne : les vendanges, en septembre, font rouler des bennes et des citernes sur des coteaux à forte pente.
Une citerne de lait immobilisée dans un chemin de ferme, un grumier sorti d’une route forestière, une benne de vendange en panne dans un coteau : dites le sol, la pente, le chargement et l’accès. Le dépanneur adapte son matériel à cette information.
Les interventions les plus demandées dans l’Aisne, et leurs prix
Dans la plupart des appels, il s’agit d’un dépannage sur place : batterie de 24 volts après une nuit d’hiver sur une aire de l’A 26, circuit d’air gelé, AdBlue, démarreur, entre 200 et 600 € HT hors fournitures. Le pneumatique sur site suit, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Quand il faut remorquer vers un atelier de Saint-Quentin, de Laon ou de Soissons, le forfait va de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis chaque kilomètre supplémentaire coûte 3 à 6 € HT. Le décrochage d’une semi à la sellette devant une sucrerie ou une plateforme se situe entre 200 et 400 € HT, le treuillage d’une benne enlisée à une entrée de champ entre 500 et 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’un ensemble couché dans un fossé de plaine entre 1 500 et 6 000 € HT. Tous les postes sont détaillés sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroutes, nationales et agrément dans l’Aisne
L’A 26, l’A 4 et l’A 29 sont concédées : le dépannage y est réservé aux dépanneurs agréés par le concessionnaire, et le tarif réglementé de l’autoroute ne vaut qu’en dessous de 3,5 tonnes. Nous vérifions à l’appel que le dépanneur mobilisé est bien agréé pour le tronçon, ce qui est le cas de presque tous nos partenaires poids lourd ; dans le cas contraire, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
La N 2, la N 31 et la N 44 sont des voies de l’État, gratuites. Sans péage, mais pas sans règle : sur les sections à chaussées séparées, l’intervention y est réservée à des professionnels agréés par la préfecture, organisés en permanence par secteur, avec des obligations propres aux véhicules de plus de 3,5 tonnes, et nous le vérifions de la même façon. Sur les départementales, les chemins de plaine, les routes forestières et dans les cours d’usine, l’intervention est ordinaire, sous réserve des consignes de l’exploitant.
De Saint-Quentin à Château-Thierry, la distance décide du dépanneur
La préfecture n’est pas le centre de gravité de l’Aisne : Saint-Quentin est plus peuplée, Château-Thierry regarde vers Reims et la Marne, Hirson vers le Nord et la Belgique. Le dépanneur poids lourd mobilisé est celui qui arrive le plus vite avec le bon matériel, depuis Saint-Quentin pour le nord et l’A 26, depuis Soissons ou Laon pour le centre, depuis la Marne pour la vallée de Château-Thierry si c’est plus court. Donnez votre position précise, la limite départementale ne change rien à la prise en charge.