Trois autoroutes concédées entre Paris et la Bourgogne
L’A 6, de Joigny à Avallon, et les étés de l’autoroute du Soleil
L’A 6 traverse l’Yonne du nord au sud, de Villeneuve-la-Guyard à Avallon, par Joigny, Auxerre-nord, Auxerre-sud et Nitry, concédée, chargée toute l’année du transit entre Paris, Lyon et le Midi, et saturée les week-ends d’été et de fin d’année, quand les vacanciers s’ajoutent aux poids lourds ; les aires de Venoy, de La Réserve et de la Couline sont les repères des chauffeurs. Avallon, sa gare et ses zones d’activité marquent la sortie vers le Morvan et Vézelay, dont les autocars grimpent la colline.
Un ensemble en panne entre Joigny et Auxerre s’annonce avec le sens et la borne, feux de détresse en marche, occupants passés derrière la glissière : en autoroute concédée, seul un dépanneur agréé par le concessionnaire intervient, et la vérification se fait à l’appel, pour celui qui part. Un chauffeur immobilisé sur une aire un samedi de juillet prévoit une attente : dites si le chargement est sous froid.
Sens, l’A 5, l’A 19 et le Sénonais
Au nord, Sens, décrite sur sa propre page, est entourée de deux autoroutes qui ne la touchent pas : l’A 5, qui file de Paris vers Troyes par Villeneuve-la-Guyard et Pont-sur-Yonne, et l’A 19, qui part de Courtenay vers Montargis et Orléans, toutes deux concédées, à péage. Le Sénonais et le Gâtinais icaunais sont des plaines à céréales, à betteraves et à oignons, dont les bennes rejoignent les silos et les sucreries voisines de l’Aube et de la Seine-et-Marne à la moisson et à l’arrachage, et Villeneuve-sur-Yonne et Pont-sur-Yonne alignent leurs entrepôts au bord de la rivière.
Un ensemble en panne au bord de l’A 5 ou de l’A 19 se signale par la borne d’appel, puis avec le sens et la borne kilométrique, pour le dépanneur agréé du concessionnaire ; une benne de betteraves immobilisée sur une route de plaine en octobre, avec la commune et la sucrerie de destination.
Chablis, Tonnerre et le canal de Bourgogne
À l’est, Chablis et ses vignes vivent au rythme des vendanges de septembre, quand les bennes de raisin et les citernes de moût circulent entre les parcelles et les caves, puis des expéditions de bouteilles toute l’année vers les négociants et les ports ; Tonnerre, sur l’Armançon et le canal de Bourgogne, garde ses usines et sa gare, et Saint-Florentin, au croisement de la N 77 et de l’Armançon, ses fromageries et ses zones d’activité. La N 77, route de l’État à une voie par sens, relie Auxerre à Troyes par Saint-Florentin.
Une benne de vendange en panne sur un chemin de vigne de Chablis se signale avec la commune, le lieu-dit et la cave, car le raisin n’attend pas ; un ensemble arrêté sur la N 77 dans une traversée de bourg, avec le sens et ce qu’il bloque. Le dépanneur vient d’Auxerre.
Migennes, Joigny, la Puisaye et Guédelon
Au centre, Migennes est l’une des grandes gares de triage de la ligne Paris-Lyon, au croisement du canal de Bourgogne et de l’Yonne, avec ses ateliers ferroviaires et ses camions de conteneurs ; Joigny, sur la colline au-dessus de la rivière, garde ses vignes et son pont. À l’ouest, la Puisaye, pays de forêts, d’étangs et de poteries, vers Toucy, Saint-Sauveur et Charny Orée de Puisaye, voit passer chaque saison les autocars du chantier médiéval de Guédelon et les porteurs de pierre et de bois qui l’alimentent.
Un camion de conteneur en panne au triage de Migennes se signale à l’accueil du site ; un autocar immobilisé sur une route de Puisaye, avec la commune, le sens et le nombre de passagers, car les routes y sont étroites et les ateliers loin. Un grumier arrêté en forêt d’Othe donne la largeur du chemin.
Le prix d’un dépannage poids lourd dans l’Yonne
Une intervention sur place règle la plupart des pannes : batterie de 24 volts sur l’aire de Venoy, circuit d’air, AdBlue, surchauffe dans les bouchons d’un samedi d’été, alternateur ou démarreur, entre 200 et 600 € HT hors pièces fournies. Un pneumatique changé sur site coûte entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
S’il faut remorquer vers un atelier d’Auxerre, de Sens ou d’Avallon, comptez 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà, qui comptent depuis la Puisaye ou le Morvan. Décrocher une semi à la sellette sur une aire de l’A 6 revient à 200 à 400 € HT, treuiller une benne de betteraves sortie dans un fossé du Sénonais à 500 à 3 000 € HT, et relever à la grue un attelage retourné dans un échangeur de l’A 6 à 1 500 à 6 000 € HT. La nuit, le week-end et les jours fériés, la majoration de 50 à 100 % est indiquée dans le devis. La page prix d’un remorquage poids lourd détaille chaque poste.
Trois concessions, pas de voie express de l’État : qui a le droit d’intervenir
L’Yonne n’a aucune autoroute gratuite ni voie express nationale à chaussées séparées : l’A 6, l’A 5 et l’A 19 sont concédées, et un poids lourd en panne n’y est dégagé que par un dépanneur agréé par le concessionnaire, après la borne d’appel ou le 112. Le dépanneur envoyé est-il agréé pour le secteur ? Nous le vérifions à l’appel avant de le faire partir. La N 77 et la N 151 sont des nationales à une voie par sens, et la D 606 une ancienne nationale : aucun agrément n’y est affirmé, et le dégagement se règle avec le gestionnaire de la route et les forces de l’ordre.
Au triage, dans les caves, les silos, les sucreries et sur le chantier de Guédelon, les consignes de l’exploitant s’appliquent.
Sans partenaire attitré dans l’Yonne : un dépanneur entre Sens et Avallon
Le réseau n’a pour l’instant aucun partenaire poids lourd attitré dans l’Yonne, et mieux vaut le savoir avant d’appeler. Un dépanneur du secteur équipé pour le véhicule lourd reçoit la demande, depuis Auxerre, Sens ou Avallon selon la position, qui rappelle avec un montant précis avant tout déplacement. Autoroute, sens, borne ou commune, PTAC, chargement et panne : la description précise fait la rapidité de la réponse.