Un département de ports, de ponts et de plateau
L’A 13, l’A 29, l’A 28 et l’A 150 : quatre concessions autour de Rouen
L’A 13 relie Paris à Rouen et au Havre par la rive gauche de la Seine, chargée de semis de conteneurs et de citernes jour et nuit ; l’A 29 traverse le pays de Caux du Havre vers Yvetot, Neufchâtel et Amiens ; l’A 28 monte de Rouen vers Abbeville et Calais ; l’A 150 prolonge Rouen vers Barentin et Yvetot. Toutes concédées, avec des échangeurs saturés autour de Rouen aux heures de pointe et un brouillard d’automne qui ferme parfois la visibilité sur le plateau.
Un ensemble qui tient encore la route file jusqu’à la prochaine aire ou la prochaine sortie ; à l’arrêt sur la voie, les feux de détresse, les occupants derrière la glissière et un appel avec l’autoroute, le sens et le point kilométrique. Le dépanneur agréé arrive par l’accès de service.
L’estuaire, Port-Jérôme, et les ponts de Normandie et de Tancarville
Entre Rouen et Le Havre, la vallée de la Seine est une suite de raffineries, d’usines chimiques, de terminaux et de zones logistiques, de Port-Jérôme à Gonfreville-l’Orcher, reliée à la rive gauche par deux ponts à péage, celui de Tancarville et celui de Normandie, que le vent ferme aux poids lourds certains jours, et par le pont Flaubert à Rouen. L’A 131, gratuite, mène de l’A 13 au pont de Tancarville et à la zone industrielle.
Une citerne en panne sur l’emprise d’une raffinerie ne bouge pas sans le poste de sécurité : donnez le site, la porte et la matière transportée. Une semi immobilisée sur un pont se signale d’abord à l’exploitant du pont, qui commande le dégagement, puis au dépanneur pour la suite.
Le pays de Caux, le lin, les betteraves et la N 27
Le plateau de Caux, entre Rouen, Le Havre et Dieppe, est une plaine de grandes cultures : blé, betteraves, pommes de terre et surtout lin, dont la Seine-Maritime est le premier producteur de France, avec des teillages qui reçoivent les bennes de paille de lin de l’été à l’hiver. La N 27 relie Rouen à Dieppe en voie express gratuite, la N 28 dessert Rouen, et les routes du plateau sont droites, exposées au vent et bordées de talus plantés.
Une benne de betteraves en panne dans la file d’une sucrerie, un tracteur routier enlisé à une entrée de champ, une semi de lin arrêtée devant un teillage : dites le chargement, le nom du site et l’accès. Le treuillage d’une benne chargée se prépare avant le départ.
La côte d’Albâtre, Dieppe, Fécamp, Le Tréport, et le pays de Bray
La côte, de Sainte-Adresse au Tréport, descend vers la mer par des valleuses étroites : Fécamp, Saint-Valery-en-Caux, Dieppe et Le Tréport vivent de la pêche, du ferry et du tourisme, avec des frigorifiques de poisson, des livraisons de stations et des autocars sur des routes de falaise. À l’est, le pays de Bray, autour de Neufchâtel et de Forges, est un bocage laitier aux routes sinueuses, à plus de soixante kilomètres de Rouen.
Un porteur coincé dans une rue de station l’été se dégage en marche arrière guidée ; une citerne de lait immobilisée dans un chemin de ferme du Bray se signale avec la commune et l’accès. Un véhicule à Aumale ou au Tréport peut être pris depuis la Somme si c’est plus court.
Prix des interventions les plus demandées en Seine-Maritime
Dans la plupart des appels, il s’agit d’un dépannage sur place : batterie de 24 volts après une nuit d’hiver sur une aire de l’A 13, circuit d’air, AdBlue, démarreur, groupe froid, entre 200 et 600 € HT hors fournitures. Le pneumatique sur site suit, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Quand il faut remorquer vers un atelier de Rouen, du Havre ou de Dieppe, le forfait va de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis chaque kilomètre supplémentaire coûte 3 à 6 € HT. Le décrochage d’une semi à la sellette devant un terminal ou une raffinerie se situe entre 200 et 400 € HT, le treuillage d’une benne enlisée à une entrée de champ du Caux entre 500 et 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’une semi couchée par le vent sur le plateau entre 1 500 et 6 000 € HT. Poste par poste, tout est détaillé sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroutes, ponts et agrément en Seine-Maritime
L’A 13, l’A 29, l’A 28, l’A 150 et les deux ponts de l’estuaire sont concédés : seul un dépanneur agréé par le concessionnaire y intervient, et le tarif réglementé de l’autoroute s’arrête à 3,5 tonnes. Nous vérifions à l’appel que le dépanneur mobilisé est bien agréé pour le tronçon, ce qui est vrai de presque tous nos partenaires poids lourd ; dans le cas contraire, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
L’A 131, la N 27, la N 28 et les autres voies express de l’État sont gratuites. La gratuité ne change rien à la règle : c’est le préfet qui désigne, secteur par secteur, les dépanneurs autorisés à y intervenir, avec une astreinte et un cahier des charges distinct pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes, et nous le vérifions de la même façon. Sur les départementales, les quais, les emprises industrielles et les routes de la côte, aucun agrément n’est requis, seules valent les consignes de l’exploitant du site.
Deux pôles, un plateau, un seul appel
Rouen et Le Havre se partagent le département, à soixante-dix kilomètres l’un de l’autre, et le plateau de Caux, Dieppe et le pays de Bray regardent chacun vers le plus proche. Le dépanneur poids lourd mobilisé est celui qui arrive le plus vite avec le bon matériel, depuis Rouen, Le Havre, Dieppe ou un département voisin, Eure ou Somme, si c’est plus court. Donnez votre position précise, la voie et le sens, et le montant est annoncé avant tout déplacement.