Une ville isolée au croisement de deux autoroutes
La rocade, l’A 16 et l’A 29
La rocade d’Amiens fait le tour de la ville et la relie à deux autoroutes : l’A 16, entre la région parisienne, la Côte d’Opale et Dunkerque, et l’A 29, entre Le Havre et Saint-Quentin. L’A 16 est concédée et payante ; l’A 29 est concédée elle aussi, mais sa section amiénoise est gratuite. S’y ajoutent la N 25 vers Doullens et Arras, et d’anciennes nationales qui rayonnent vers Paris, Albert ou Abbeville.
Sur la rocade, les échangeurs sont espacés et la plaine autour n’offre aucun abri contre le vent. Un ensemble en difficulté doit gagner la sortie suivante ; à l’arrêt, feux de détresse, triangle posé en amont si c’est possible sans danger, occupants derrière la glissière, et appel en précisant l’échangeur.
L’Espace industriel Nord
Au nord de la ville, l’Espace industriel Nord s’étend sur 527 hectares et rassemble 228 entreprises et plus de neuf mille emplois. Créé dans les années 1950, il accueille des sites de production de produits d’hygiène, d’équipements automobiles et bien d’autres, directement reliés à l’A 16 et à l’A 29 par la rocade. Les semis y livrent matières premières et emballages et en repartent chargés vers toute l’Europe.
Dans une zone de cette taille, les voies internes se ressemblent : donnez le nom du site, la rue et la porte d’accès. Un tracteur en panne devant un quai se libère par un décrochage à la sellette, et le site peut continuer à charger pendant la réparation.
La pomme de terre, les stockages et les routes de plaine
La Somme est l’un des premiers départements producteurs de pommes de terre de France, et le premier en 2009 avec 1,5 million de tonnes. À l’automne, la récolte fait circuler bennes agricoles et semis sur les routes de plaine ; le reste de l’année, les tubercules quittent les bâtiments de stockage vers les usines de transformation et les marchés, souvent en frigorifique ou en semi à fond mouvant.
En pleine récolte, la terre déposée sur la chaussée rend les routes glissantes, et les accotements détrempés ne portent pas un ensemble chargé. Un porteur qui mord le bas-côté doit s’arrêter avant de s’enfoncer : calez-le, et décrivez la nature du sol et la pente du fossé.
Ce qu’Amiens demande le plus
Le dépannage sur place est la première demande, entre 200 et 600 € HT hors fournitures : batterie 24 V, circuit d’air, AdBlue, fond mouvant bloqué. Loin des grandes agglomérations, une remise en route évite un remorquage long. Le pneumatique sur site suit, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Le remorquage coûte de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà du forfait. Un ensemble enlisé dans un bas-côté relève du treuillage, entre 500 et 3 000 € HT, et le décrochage à la sellette se situe entre 200 et 400 € HT. Voir la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroutes, rocade et agrément autour d’Amiens
L’A 16 et l’A 29 appartiennent au réseau concédé : payante ou gratuite, chaque section est réservée au dépanneur agréé par le concessionnaire. Les voies express nationales non concédées relèvent quant à elles de dépanneurs agréés par la préfecture. Nous vérifions à l’appel si le partenaire de la Somme détient l’agrément du tronçon, ce qui est le cas de la plupart de nos partenaires poids lourd ; sinon, la borne orange ou le 112.
Sur la D 1235, la D 929, la D 1001, les routes de plaine, dans l’Espace industriel Nord, les rues et les parkings, l’intervention est ordinaire.