Un nœud d’autoroutes au milieu d’une campagne de craie
Nogent-sur-Seine, Romilly et la vallée de la Seine
À l’ouest, la Seine est navigable jusqu’à Nogent-sur-Seine : silos et quais y chargent les céréales de la plaine vers Rouen et Le Havre, la centrale nucléaire dresse ses tours au bord du fleuve, et les bennes des coopératives arrivent par files entières pendant la moisson. Romilly-sur-Seine, plus en amont, garde ses ateliers, sa mécanique et ses zones d’activité, et la vallée, humide, se couvre de brouillard en automne et en hiver.
Une semi céréalière en panne sur un quai se signale avec le silo, le poste de pesée et la position ; aux abords de la centrale, les accès sont contrôlés, et le dépanneur ne passe qu’avec l’accord du site. Par brouillard, un ensemble arrêté sur une départementale allume ses feux de détresse et pose son triangle loin en amont.
La Champagne crayeuse : chanvre, betterave, luzerne et Mailly-le-Camp
Au nord de Troyes, la plaine de craie, d’Arcis-sur-Aube à Mailly-le-Camp, est l’une des plus grandes zones de grandes cultures du pays : l’Aube est le premier bassin de chanvre de France, avec près d’un tiers de la production européenne, et la betterave, la luzerne déshydratée, le blé et l’orge y occupent des parcelles immenses traversées par des routes droites et des chemins de plaine. L’A 26 la coupe en diagonale, et le camp militaire de Mailly, l’un des plus vastes du pays, fait circuler ses convois sur les départementales voisines.
Pendant la campagne betteravière, les semis tournent jour et nuit entre les silos de bord de champ et l’usine : une benne en panne sur un chemin de plaine se signale avec la commune, la parcelle et le chemin d’accès. Un convoi militaire immobilisé se signale par son chef de convoi.
Les grands lacs de la forêt d’Orient, Brienne et Soulaines
À l’est, les lacs réservoirs de la Seine et de l’Aube, Orient, Temple et Amance, retiennent des milliers d’hectares d’eau au milieu de la forêt : l’été, autocars et porteurs de livraison des bases de loisirs roulent sur des routes de digue sans accotement. Plus loin, Brienne-le-Château cultive le chou à choucroute, et à Soulaines-Dhuys l’Andra exploite le plus grand centre de stockage de déchets radioactifs en surface au monde, que desservent quelque mille cent camions par an.
Un autocar en panne sur une digue bloque souvent la route : donnez le lac, la digue et le sens. Un porteur de colis immobilisé sur la route du centre de stockage se signale en le disant, avec la nature du chargement, et l’exploitant du centre est prévenu.
Chaource, Les Riceys et le pays d’Othe
Au sud, le Barséquanais et le Chaourçois vivent du fromage de Chaource, du champagne et du rosé des Riceys, avec des vendanges qui font circuler bennes de raisin et porteurs vers les pressoirs sur des routes de coteau. À l’ouest, le pays d’Othe, vallonné et boisé, produit du cidre et du bois, et l’A 5 le traverse vers Sens et Paris, avec des aires où les ensembles s’arrêtent pour la nuit.
Une benne de raisin en panne devant un pressoir se signale avec la maison et l’accès ; un grumier en panne dans une descente du pays d’Othe, avec la route et le sens. Dans une rue étroite de village, un porteur coincé se dégage en marche arrière guidée.
Dépanner ou remorquer un poids lourd dans l’Aube : les prix
La plupart des appels trouvent leur solution par un dépannage sur place : batterie de 24 volts, circuit d’air, AdBlue, alternateur, entre 200 et 600 € HT hors fournitures. Un pneumatique sur site, souvent crevé sur un chemin de plaine, coûte entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Si le camion doit être remorqué vers un atelier de Troyes, de Romilly ou de Bar-sur-Aube, le forfait va de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà. Le décrochage d’une semi à la sellette sur une aire de l’A 5 revient à 200 à 400 € HT, le treuillage d’une benne enlisée dans une parcelle détrempée à 500 à 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’un ensemble couché par le vent de la plaine à 1 500 à 6 000 € HT. La page prix d’un remorquage poids lourd reprend le détail.
Deux autoroutes concédées, un réseau départemental et l’agrément dans l’Aube
L’A 5 et l’A 26 sont concédées à deux sociétés différentes, et sur l’une comme sur l’autre seul un dépanneur agréé par le concessionnaire peut intervenir, bretelles et aires comprises ; le tarif réglementé de l’autoroute ne vaut pas au-dessus de 3,5 tonnes. Nous vérifions à l’appel que le partenaire détient l’agrément du tronçon, ce qui est le cas de presque tous nos partenaires poids lourd ; à défaut, la borne orange ou le 112.
Hors autoroute, l’Aube n’a presque plus de routes nationales : sur les départementales, la rocade, les digues des lacs, dans les silos et les usines, l’intervention ne demande aucun agrément, et le dégagement se règle avec le gestionnaire de la voie ou du site.
Un partenaire pour les 431 communes, de la Seine aux coteaux
Le partenaire poids lourd de l’Aube couvre les 431 communes, de Courceroy à Juvancourt et de Mailly aux Riceys, et l’atelier de destination peut être choisi à Troyes ou dans un département voisin si c’est plus court. Dans un département peu dense, le délai dépend surtout de la distance et, en campagne, de l’accès au champ : donnez votre position précise, la route et le sens, et il annonce son arrivée et son montant avant de partir.