Une capitale insulaire dont le trafic lourd part d’un seul port et d’une seule autoroute
L’A 1, sept kilomètres vers Le Lamentin, et les embouteillages de la baie
L’A 1 relie Fort-de-France à l’aéroport et au Lamentin, gratuite, portée à trois voies par sens entre Dillon et le canal du Lamentin pour absorber un trafic qui la sature chaque matin et chaque soir. La rocade N 9 la prolonge autour de la ville, et la N 1 vers le nord et la N 2 vers le centre de l’île en partent. Un poids lourd en panne à hauteur de Dillon aux heures de pointe paralyse la moitié de l’île.
Un véhicule qui peut encore avancer sort à la première bretelle. S’il ne le peut plus, feux de détresse, occupants à l’abri derrière la glissière, et un appel où vous indiquez le sens, Fort-de-France ou Lamentin, et l’échangeur le plus proche. Le dégagement s’organise avec l’exploitant de la voie.
Le port, le terminal de la Pointe des Grives et les conteneurs
Le grand port de la Martinique est sur la commune : son terminal à conteneurs de la Pointe des Grives, seize hectares et quatre cent soixante mètres de quai, traite plus de cent cinquante mille conteneurs par an, et presque tout ce que l’île consomme en sort sur des porte-conteneurs qui rejoignent l’A 1 et les zones d’activité de la baie. Le carburant, les véhicules et les matériaux passent par les mêmes accès.
Un tracteur qui casse dans le terminal reste attelé à son conteneur : donnez le numéro de conteneur, la masse en charge et le contact du poste de garde, qui doit annoncer la dépanneuse. Le décrochage à la sellette est souvent la première étape.
Les mornes, le carnaval et la saison des pluies
Derrière le front de mer, Fort-de-France monte sur les mornes par des rues en pente, étroites, où les porteurs livrent au pas. En février, le carnaval ferme le centre pendant quatre jours, avec des embouteillages monstres aux entrées de la ville ; de juillet à novembre, la saison des pluies et les alertes cycloniques inondent les ravines et coupent les routes.
Dans une côte, un porteur en panne se cale avant tout ; un jour de carnaval, précisez la rue et l’heure de réouverture ; par alerte cyclonique, le dépanneur ne sort qu’à la levée de l’alerte, et vous le dit dès l’appel.
Les interventions les plus demandées à Fort-de-France
Le dépannage sur place vient en tête, entre 200 et 600 € HT hors fournitures : batterie 24 V, circuit d’air, surchauffe, électricité attaquée par le sel. Le pneumatique sur site arrive en second, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique. Dans le port, le décrochage à la sellette, entre 200 et 400 € HT, libère le tracteur.
Pour un remorquage, comptez 400 à 900 € HT jusqu’à 19 tonnes de porteur, 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, et 3 à 6 € HT par kilomètre une fois le forfait dépassé. Un ensemble enlisé dans une ravine relève du treuillage, entre 500 et 3 000 € HT. Notre page prix d’un remorquage poids lourd reprend ces fourchettes une à une.
Autoroute et agrément à Fort-de-France
L’A 1 est gratuite et gérée par la collectivité, sans concession ni statut de voie express de l’État : le dégagement s’y organise avec l’exploitant de la voie, et l’intervention est ordinaire, comme sur la rocade et les nationales. La règle continentale de l’agrément ne s’y applique pas telle quelle, mais nous vérifions à l’appel que le dépanneur sollicité est bien agréé par l’exploitant lorsqu’un agrément existe sur la voie, et qu’il dispose du matériel du poids lourd ; à défaut, le 112.
Dans les rues, le port, les zones d’activité et sur les parkings, l’intervention est ordinaire, sous réserve des consignes du gestionnaire du site.