Cévennes, vallée du Rhône et Petite Camargue : le Gard en quatre secteurs
Alès, la N 106 et les Cévennes
D’Alès à La Calmette, la N 106 est une voie express à 2 x 2 voies de 28 kilomètres, prolongée jusqu’à l’entrée de Nîmes par des sections à 2 x 2 voies ou à trois voies : c’est l’axe de toute l’économie cévenole. Alès, deuxième ville du département, ancienne capitale minière reconvertie dans la mécanique, garde ses zones industrielles et son pôle mécanique ; au-delà, La Grand-Combe, Saint-Ambroix, Saint-Jean-du-Gard et la vallée Borgne s’enfoncent dans les Cévennes par des routes étroites, en corniche, où les épisodes cévenols de l’automne peuvent couper la circulation en quelques heures.
Pendant un épisode cévenol, un poids lourd ne s’engage jamais sur un radier submergé ni sur une route barrée ; s’il est bloqué, il reste à l’écart des cours d’eau et appelle avec la route et le dernier pont. Sur la N 106, un ensemble immobilisé gagne la bande d’arrêt, allume ses feux, et le chauffeur passe derrière la glissière.
Bagnols-sur-Cèze, Marcoule et la vallée du Rhône
Au nord-est, la vallée du Rhône gardoise, de Roquemaure à Pont-Saint-Esprit, est desservie par la D 6086, l’ancienne N 86, qui remonte de Remoulins vers Bagnols, et bordée de vignobles, Tavel, Lirac, Laudun, Chusclan, dont les bennes de vendange emplissent les routes en septembre. Entre Bagnols-sur-Cèze et Codolet, le site nucléaire de Marcoule, avec ses installations de recherche et de fabrication de combustible, reçoit convois surveillés, porteurs de matériel et camions de sous-traitants ; Pont-Saint-Esprit, sur son vieux pont, ouvre vers l’Ardèche et la Drôme.
Un porteur immobilisé à l’approche de Marcoule attend l’accord du poste de garde avant tout dépannage ; l’appel donne la nature du chargement. Dans un village viticole, une benne en panne se décrit par le domaine et la rue, les ruelles ne laissant pas manœuvrer une dépanneuse.
Beaucaire, Remoulins, le pont du Gard et l’A 9
À l’est de Nîmes, l’A 9 file vers Remoulins et le Rhône, où elle rejoint l’A 7 dans le Vaucluse. Le pont du Gard, à Vers-Pont-du-Gard, reçoit près d’un million de visiteurs par an et des autocars en nombre sur ses parkings ; Uzès, au nord, tient son marché et ses zones d’activités. Au sud, Beaucaire, face à Tarascon, garde un port sur le canal du Rhône à Sète et des zones logistiques tournées vers le couloir rhodanien, et Villeneuve-lès-Avignon et Les Angles regardent Avignon de l’autre rive.
Un autocar en panne sur le parking du pont du Gard se signale par le parking, rive droite ou rive gauche, et l’entrée ; les passagers attendent à l’écart des voies. Au bord de l’A 9, donnez le sens, Montpellier ou Orange, et le point kilométrique.
La Petite Camargue, Aigues-Mortes, Saint-Gilles et Vauvert
Au sud, la Petite Camargue est un pays d’étangs, de canaux et de terres basses : les salins d’Aigues-Mortes expédient leur sel par camions, les rizières et les vignes des sables occupent les terres autour de Saint-Gilles et de Vauvert, et les manades élèvent chevaux et taureaux, transportés en bétaillères vers les fêtes votives de l’été. Le Grau-du-Roi, port de pêche et de plaisance, voit sa population se multiplier en été, et la D 979 qui y conduit est saturée.
Un porteur sorti dans un fossé plein d’eau de la Petite Camargue ne se tire pas sans connaître la profondeur ni la portance du bord : un treuillage depuis une chaussée stable est préparé. Une bétaillère de taureaux immobilisée se signale avec le nombre de bêtes et la manade.
Le prix d’un dépannage poids lourd dans le Gard
Une réparation sur place règle la plupart des pannes : batterie de 24 volts, surchauffe dans une côte des Cévennes, fuite d’air, capteur d’AdBlue, démarreur, pour 200 à 600 € HT hors pièces. Un pneu changé sur une aire de l’A 9 coûte 200 à 500 € HT sans le pneumatique.
Le remorquage vers un atelier de Nîmes, d’Alès ou de Bagnols-sur-Cèze se chiffre à 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et à 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis à 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà, qui s’additionnent depuis Le Vigan ou Revens. Le décrochage d’une semi à la sellette dans une zone logistique de Beaucaire revient à 200 à 400 € HT, le treuillage d’un porteur enlisé en Petite Camargue à 500 à 3 000 € HT, le relevage d’un ensemble couché dans un ravin des Cévennes à 1 500 à 6 000 € HT. Nuit, week-end et jours fériés : majoration de 50 à 100 %, inscrite au devis. La page prix d’un remorquage poids lourd détaille chaque poste.
ASF sur l’autoroute, l’État sur la N 106 : l’agrément dans le Gard
L’A 9 et l’A 54 sont concédées à ASF : un poids lourd en panne n’y est dégagé que par un dépanneur agréé par le concessionnaire. La N 106, voie express de l’État gérée par la direction interdépartementale des routes Méditerranée, relève sur ses sections à chaussées séparées de dépanneurs agréés par la préfecture, avec un cahier des charges poids lourd. Le partenaire est agréé sur la plupart de ces secteurs, et nous le vérifions à l’appel ; sinon, la borne orange ou le 112.
Sur la D 6086, la D 979, la D 999 et les autres routes du Département, dans les Cévennes, les salins, les vignobles et les zones d’activités, aucun agrément n’est affirmé : le dégagement s’organise avec le gestionnaire de la route ou l’exploitant du site.
Un partenaire pour tout le Gard, du Vigan à Pont-Saint-Esprit
Le partenaire poids lourd du Gard intervient dans les 350 communes, des Cévennes à la Petite Camargue et de la vallée du Rhône au causse. Il part du secteur le plus proche, dirige le camion vers l’atelier adapté, Nîmes, Alès ou Bagnols, et annonce avant de partir le prix et le moment où il pense arriver, qui dépend en été de la saturation du littoral.