Une ville en pente, une route de montagne et un volcan au bout
La route des Plaines, du bourg à la plaine des Cafres
La route des Plaines monte de Saint-Pierre au Tampon, traverse le bourg, puis continue par la plaine des Cafres et la plaine des Palmistes jusqu’à Saint-Benoît, de l’autre côté de l’île. C’est la seule traversée routière de La Réunion, empruntée par les porteurs qui relient le sud et l’est, avec des pentes longues, des virages serrés, du brouillard l’après-midi et de la pluie une bonne partie de l’année.
Dans une montée, un porteur en panne se cale avant tout ; dans une descente, un ensemble dont les freins chauffent s’arrête sur le premier emplacement sûr et laisse refroidir. Appel en donnant le kilomètre, le sens et le lieu-dit : la route est longue et les repères y sont rares.
L’élevage, le lait, le maraîchage et la plaine des Cafres
La plaine des Cafres est le premier bassin d’élevage de l’île : vaches laitières, bovins, volailles, et des cultures de légumes de montagne. Les citernes à lait font leur tournée chaque jour, les bétaillères rejoignent les abattoirs du sud, et les porteurs descendent les légumes vers les marchés et les grossistes de Saint-Pierre, par des chemins d’exploitation étroits qui rejoignent la route des Plaines.
Une citerne à lait en panne sur sa tournée ne peut pas attendre : donnez l’heure de collecte et la capacité de la cuve. Une bétaillère chargée se dépanne animaux à bord, et le dépanneur doit le savoir pour organiser le déplacement. Sur un chemin d’exploitation, précisez la largeur et la nature du sol.
La route du Volcan, les touristes et le froid des Hauts
De la plaine des Cafres, la route du Volcan monte vers le Pas de Bellecombe et le piton de la Fournaise, à plus de deux mille mètres, par des lacets et des plaines de sable volcanique. Les autocars de touristes y montent chaque matin, et les températures y descendent près de zéro en hiver austral, avec du givre sur la chaussée au lever du jour.
Un autocar immobilisé sur la route du Volcan se trouve loin de tout : mettez les passagers à l’abri du vent et du froid, et donnez le kilomètre et le nombre de personnes. Le dépanneur choisit un matériel qui passe dans les lacets, et le lieu de dépose des voyageurs est convenu avant le départ.
Les interventions les plus demandées au Tampon
Le dépannage sur place vient en tête, entre 200 et 600 € HT hors fournitures : batterie 24 V, circuit d’air, freins après une descente, électricité attaquée par l’humidité. Vient ensuite le pneumatique sur site, de 200 à 500 € HT hors pneumatique, et un porteur sorti d’un chemin d’exploitation relève du treuillage, entre 500 et 3 000 € HT.
Le remorquage d’un porteur de 19 tonnes au plus se situe entre 400 et 900 € HT, celui d’un ensemble articulé entre 800 et 1 600 € HT, avec 3 à 6 € HT du kilomètre au-delà du forfait, qui compte vite sur une route de montagne. Voir la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroute et agrément : ce qui vaut au Tampon
Il n’y a aucune autoroute à La Réunion, donc aucun dépanneur agréé par un concessionnaire. La route des Plaines et la route du Volcan sont des routes gérées par la Région et le Département, où le gestionnaire et les forces de l’ordre encadrent le dégagement d’un véhicule immobilisé quand la circulation est coupée. En métropole, l’intervention sur autoroute est réservée à un dépanneur agréé, ce que nous vérifions à l’appel ; ici, nous vérifions les consignes du gestionnaire de la voie.
Dans le bourg, les quartiers, sur les chemins d’exploitation, à la plaine des Cafres et sur les parkings, l’intervention est ordinaire, hors alerte cyclonique et hors fermeture de la route pour éruption.