Un carrefour de transit dans une plaine agricole
Quatre autoroutes, une rocade et des bretelles
La particularité rémoise est la densité d’échangeurs : les grands axes ne contournent pas la ville de loin, ils se rejoignent à ses portes, avec une rocade qui les distribue. Pour un chauffeur, cela veut dire que beaucoup d’immobilisations se produisent sur une bretelle ou dans un entrecroisement, là où l’arrêt n’est pas prévu et où la visibilité est courte. Le sens de circulation et le numéro d’échangeur sont donc les deux informations à donner en premier : une bretelle se dépanne par le bon côté ou pas du tout.
Sur les axes eux-mêmes, le trafic est du long courrier à pleine charge, avec une part importante de véhicules étrangers. Les immobilisations sont celles du transit : pneumatique en tête, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique, échauffement de moyeu, capteur qui met le moteur en mode dégradé, AdBlue.
La betterave, la vendange et les pics saisonniers
La Marne est un département agricole et viticole, et cela crée deux pics de trafic lourd très marqués. À l’automne, la campagne betteravière met sur la route des centaines de bennes et de porteurs chargés, souvent de nuit, entre les champs, les silos de bord de route et les sucreries. En vendange, le vignoble ajoute son propre flux de bennes et de remorques sur des routes de coteaux étroites.
Ces deux périodes produisent le même type d’appel : un véhicule chargé, sorti du revêtement pour entrer dans un champ ou sur un chemin d’exploitation, avec une roue dans un fossé ou un essieu enlisé. Le treuillage et le désenlisement, entre 500 et 3 000 € HT selon l’accès, la portance du terrain et le tonnage, y sont l’outil principal, et le déchargement partiel fait parfois partie de l’intervention.
Les caves, les coteaux et les gabarits
Autour de la ville, les coteaux du vignoble imposent des routes étroites, en pente, avec des virages serrés entre les parcelles. Un porteur qui s’y engage n’y fait pas demi-tour, et une panne devient une extraction : levage d’un essieu et sortie en marche arrière. En ville, les accès aux caves et aux sites de conditionnement passent par des portails anciens, parfois sous ouvrage : la hauteur libre est alors la première question posée.
Les interventions les plus demandées
Le pneumatique sur site et le dépannage sur place, entre 200 et 600 € HT hors fournitures, couvrent l’essentiel des appels. Viennent ensuite le remorquage vers l’atelier de votre choix, de 400 à 900 € HT pour un porteur et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis le décrochage à la sellette, entre 200 et 400 € HT. Le relevage à la grue, entre 1 500 et 6 000 € HT, ferme la marche.
Le détail poste par poste, et ce qui fait varier chaque montant, est sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroute et voie express autour de Reims
Les quatre autoroutes rémoises n’ont pas le même statut. L’A 4 vers Paris et Metz et l’A 26 vers Calais et Troyes sont concédées : seul le dépanneur agréé par le concessionnaire y intervient. L’A 344, la traversée urbaine, et l’A 34 vers les Ardennes sont gratuites et relèvent du réseau national, comme la N 44 vers Châlons : sur ces voies, ce sont des dépanneurs agréés par la préfecture, par secteur. La plupart de nos partenaires poids lourd disposent d’un agrément, ce qui n’est pas le cas sur le véhicule léger, et nous le vérifions à l’appel pour le secteur concerné.
À défaut, la borne d’appel d’urgence orange, présente tous les deux kilomètres, ou le 112 déclenche le dépanneur agréé de la section et signale votre position exacte à l’exploitant. En attendant, gilet, sortie par la portière droite quand c’est possible, et mise à l’abri derrière la glissière.
La N 51 vers Épernay et les Ardennes suit la même règle que la N 44 sur ses sections aménagées en voie express. Ailleurs, l’intervention est ordinaire : D 944, D 951, D 980, voirie urbaine, routes de vignoble, zones d’activité, silos, dépôts, chantiers et parkings d’entreprise.