Le département le plus dense du réseau, hors Paris
Rungis et Orly : le plus grand marché de produits frais et le second aéroport
Le marché international de Rungis, 234 hectares, plus de mille deux cents entreprises et près de trois millions de tonnes par an, est le premier générateur de trafic lourd du département : des frigorifiques y arrivent toute la nuit de toute l’Europe, et en repartent avant l’aube vers les commerces d’Île-de-France, par l’A 86, l’A 6 et l’A 106. Juste à côté, l’aéroport d’Orly reçoit ses porteurs de fret et ses autocars, et Chevilly, Thiais et Orly alignent les entrepôts de la messagerie et du commerce.
Un frigorifique en panne dans une allée du marché se signale avec le secteur, le bâtiment et la porte, et le chargement sous froid est dit tout de suite : la remise en route du moteur et du groupe passe avant tout. En zone aéroportuaire, le poste de sûreté indique l’accès et l’escorte.
L’A 86 comme anneau, l’A 4, l’A 6 et la N 406
Le Val-de-Marne est ceinturé par l’A 86, du carrefour de Fresnes à Nogent-sur-Marne par Créteil, avec des tranchées, des tunnels courts et des échangeurs serrés, et traversé par l’A 4 le long de la Marne et par l’A 6, l’A 6a et l’A 6b au sud. Toutes ces voies, comme la N 406, la N 19, la N 7 et la N 6, sont des voies de l’État, gratuites, non concédées, sans bande d’arrêt d’urgence continue sur de longues sections, et saturées du matin au soir.
Un ensemble qui faiblit vise l’aire ou la sortie suivante ; s’il s’arrête sur la voie, feux de détresse, personne sur la chaussée, tout le monde derrière la glissière ou sur l’accotement, puis un appel qui donne l’autoroute, le sens et le point kilométrique ou la porte. Le dépanneur agréé par la préfecture vient par l’accès de service, jamais par la voirie locale.
Le port de Bonneuil, la Seine et la Marne
Le port de Bonneuil-sur-Marne, au confluent de la Marne et de la Seine, est l’une des grandes plateformes fluviales de l’Île-de-France : conteneurs, granulats, ferrailles, matériaux de construction et déchets y passent du fleuve au camion, par la N 406 et l’A 86. Le long de la Seine, de Vitry à Villeneuve-Saint-Georges, les centrales à béton, les dépôts et les emprises ferroviaires ajoutent leurs toupies et leurs bennes, et les ponts de la Marne, de Joinville à Chennevières, sont étroits et chargés.
Une semi de conteneurs en panne sur un quai se signale avec le terminal et l’exploitant, qui commande les manœuvres ; une toupie immobilisée sur un pont de la Marne, avec le pont, le sens et ce que le véhicule bloque. Le décrochage d’une semi pour libérer le quai est souvent la première mesure.
Le plateau briard, les chantiers et les rues de banlieue
À l’est, Périgny, Mandres-les-Roses, Santeny et La Queue-en-Brie sont encore des communes de maraîchage et de plateau, à la lisière de la Seine-et-Marne, desservies par des départementales étroites. Partout ailleurs, les chantiers des lignes de métro du Grand Paris, les rénovations urbaines et les livraisons du commerce font entrer chaque jour des semis et des porteurs dans des rues prévues pour des voitures, avec des stationnements, des feux et des virages qui piègent une remorque.
Un ensemble coincé dans une rue de banlieue se sort en marche arrière, guidé par le dépanneur, sans forcer ; un porteur en panne sur une emprise de chantier se signale avec le lot et l’entrée, et le chef de chantier libère la piste. Dites ce que le véhicule bloque, la police municipale est parfois nécessaire pour la circulation.
Les demandes les plus fréquentes dans le Val-de-Marne, avec leur prix
Ce que l’on demande d’abord, c’est un dépannage sur place, de 200 à 600 € HT hors fournitures : batterie de 24 volts après une nuit à Rungis, circuit d’air, AdBlue, démarreur, groupe froid qui s’arrête. Le pneumatique sur site complète le tableau, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Quand il faut remorquer vers un atelier de Créteil, de Rungis ou de Bonneuil, un porteur jusqu’à 19 tonnes se remorque de 400 à 900 € HT et un ensemble articulé de 800 à 1 600 € HT, chaque kilomètre hors forfait ajoutant 3 à 6 € HT, ce qui reste faible dans un département de vingt kilomètres. Comptez entre 200 et 400 € HT pour le décrochage d’une semi à la sellette sur un quai du port, entre 500 et 3 000 € HT pour le treuillage d’une toupie sortie d’une piste de chantier, et entre 1 500 et 6 000 € HT pour le relevage à la grue d’une semi couchée dans un échangeur de l’A 86. Tous les postes sont détaillés sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Voies rapides de l’État et agrément dans le Val-de-Marne
Aucune autoroute du Val-de-Marne n’est concédée : l’A 86, l’A 4, l’A 6, l’A 106, la N 406, la N 19 et les autres sont des voies de l’État, gratuites, et le préfet y désigne, par secteur, les dépanneurs autorisés, astreinte et cahier des charges propre aux véhicules de plus de 3,5 tonnes compris ; le tarif réglementé de l’autoroute s’arrête à 3,5 tonnes. Le partenaire du Val-de-Marne est-il agréé pour le secteur ? La plupart de nos partenaires poids lourd le sont, et nous le vérifions à l’appel ; sinon, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
Dans le marché de Rungis, sur l’emprise d’Orly, sur les quais de Bonneuil, dans les chantiers et sur les départementales, il n’y a pas d’agrément à vérifier, seules comptent les consignes de l’exploitant du site, et le poste de sûreté ou le PC du marché commande les accès.
Un partenaire pour les 47 communes, et pour les deux départements voisins
Le partenaire poids lourd du Val-de-Marne couvre les 47 communes, d’Arcueil à Périgny et de Vincennes à Villeneuve-Saint-Georges, et couvre aussi l’Essonne et la Seine-et-Marne : un véhicule immobilisé en limite d’Orly, de Yerres ou de Pontault-Combault garde le même interlocuteur. Dans un département aussi compact, le délai dépend moins de la distance que de la circulation, saturée aux heures de pointe de l’A 86 et de l’A 4 : donnez la position exacte, la voie et le sens, et le partenaire vous dit quand il arrive et pour quel montant, avant de partir.