Le couloir du Rhône, le Comtat et le Luberon
Orange, Bollène, le Tricastin et le croisement de l’A 7 et de l’A 9
Au nord, le couloir rhodanien concentre le trafic lourd : l’A 7 descend de la Drôme par Bollène et Orange, où l’A 9 s’en détache vers Nîmes, Montpellier et l’Espagne. Bollène touche le site nucléaire du Tricastin, à cheval sur la Drôme et le Vaucluse, et le canal de Donzère-Mondragon, avec sa centrale hydroélectrique ; Orange garde sa base aérienne, et les vignobles de Châteauneuf-du-Pape, de Gigondas et de Vacqueyras remplissent les routes de bennes de raisin en septembre. Les jours de grands départs, le croisement de l’A 7 et de l’A 9 est l’un des points les plus chargés du sud de la France.
Un ensemble articulé en panne au bord de l’A 7, en pleine file de vacanciers, ne tente pas de rejoindre l’aire à tout prix : bande d’arrêt, feux de détresse, chauffeur derrière la glissière, et un appel qui donne l’autoroute, le sens et le point kilométrique. Près du Tricastin, le poste de garde du site décide de l’accès.
Carpentras, le Ventoux, Sault et Valréas
À l’est, Carpentras est le marché du Comtat, entouré de vergers de cerisiers et de raisin de table, au pied du mont Ventoux. Le géant de Provence culmine à 1 910 mètres, et sa route sommitale est fermée l’hiver ; au-delà, le plateau de Sault et d’Albion est celui de la lavande, récoltée en juillet et distillée sur place. Au nord, Valréas, capitale de l’Enclave des Papes, a construit son industrie sur le cartonnage et l’emballage, dont les porteurs de palettes sillonnent la route de Bollène.
Un camion de lavande en panne sur une route du plateau de Sault, en pleine récolte, se signale par la commune et la distillerie de destination. Sur les pentes du Ventoux, un autocar immobilisé dans un lacet se protège par les feux et le triangle, les passagers à l’écart côté montagne.
Cavaillon, L’Isle-sur-la-Sorgue, Apt et le nord du Luberon
Au sud-est d’Avignon, Cavaillon est une place du commerce des fruits et légumes : son marché d’intérêt national, ses expéditeurs et ses entrepôts frigorifiques font tourner des semi-remorques sous température jour et nuit, surtout pendant la saison du melon. L’Isle-sur-la-Sorgue, avec ses antiquaires, attire les autocars, et la D 900, ancienne N 100, file vers Apt, capitale des fruits confits et de l’ocre, au pied du Luberon, par des villages perchés où un porteur ne passe pas.
Un semi frigorifique en panne sur un quai du marché d’intérêt national annonce la température de consigne et l’heure de départ prévue : si le tracteur ne repart pas, la semi est décrochée et reprise. Sur la D 900, dites le sens, Apt ou Avignon, et la commune.
Pertuis, La Tour-d’Aigues et la Durance
Au sud du Luberon, le pays d’Aigues, de Pertuis à La Tour-d’Aigues et à Cadenet, est tourné vers Aix-en-Provence : vignobles des côtes du Luberon, vergers, zones d’activités de Pertuis, et la Durance, que l’on franchit pour rejoindre l’A 51, sur l’autre rive. Les routes du sud Luberon, étroites et bordées de platanes, voient passer bennes de vendange, porteurs de matériaux et autocars.
Loin des grands ateliers d’Avignon, un porteur en panne dans le pays d’Aigues gagne souvent à une réparation sur place ; s’il a quitté la chaussée sous les platanes, un treuillage précède tout remorquage. Donnez la commune, la route et le domaine ou l’entreprise.
Le prix d’un dépannage poids lourd dans le Vaucluse
Dans la majorité des cas, le dépannage sur place suffit : batterie de 24 volts, groupe froid, fuite d’air, surchauffe dans une file de l’A 7, démarreur, de 200 à 600 € HT hors pièces. Un pneu changé sur une aire coûte de 200 à 500 € HT sans le pneumatique.
Remorquer vers un atelier d’Avignon, d’Orange ou de Cavaillon coûte de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis de 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà du forfait : c’est le cas du remorquage poids lourd ordinaire. Le décrochage d’une semi au marché de Cavaillon revient à 200 à 400 € HT, le treuillage d’une benne de vendange sortie dans une vigne à 500 à 3 000 € HT, le relevage à la grue d’un ensemble couché au croisement de l’A 7 et de l’A 9 à 1 500 à 6 000 € HT. Nuit, week-end et jours fériés : de 50 à 100 % en plus, écrits au devis. La page prix d’un remorquage poids lourd reprend le détail.
Deux autoroutes ASF et aucune nationale : l’agrément dans le Vaucluse
L’A 7 et l’A 9 sont concédées à ASF : un poids lourd immobilisé y est pris en charge par un dépanneur agréé par le concessionnaire, et par personne d’autre ; le premier appel passe par la borne orange ou le 112. Le dépanneur envoyé est-il agréé pour la section ? Nous le vérifions à l’appel, avant qu’il ne parte.
Hors autoroute, le Vaucluse n’a plus de route de l’État : la D 907, ancienne N 7, la D 900, ancienne N 100, et toutes les autres voies relèvent du Département ou des communes. Aucun agrément n’y est affirmé, pas plus que dans les vignes, les distilleries, les marchés et les zones d’activités : le dégagement se règle avec le gestionnaire ou l’exploitant.
Le Vaucluse sans partenaire poids lourd attitré
Le réseau n’a pas encore de partenaire poids lourd dans le Vaucluse, ni pour Avignon ni pour le reste du département, et nous l’indiquons ici. La demande est transmise à un dépanneur poids lourd du secteur, autour d’Avignon, d’Orange ou de Cavaillon, qui rappelle, donne un prix ferme et ne se déplace qu’avec votre accord. Dans un département aussi dense, l’échangeur ou la rue exacte évitent les détours.