Une rocade qui relie quatre autoroutes, au pied de la côte viticole
La rocade, la LiNO et son tunnel
La rocade de Dijon forme un arc de dix-huit kilomètres et demi à deux fois deux voies qui relie l’A 38 à l’ouest, l’A 39 à l’est et l’A 311 au sud. Sa dernière section, la LiNO, a ouvert le 10 février 2014 : six kilomètres et demi au nord-ouest de la ville, avec un tunnel bitube de six cents mètres. Les poids lourds y circulent, mais les transports de matières dangereuses y sont interdits et doivent emprunter un autre itinéraire.
Un chauffeur de citerne guidé par un GPS qui ignore l’interdiction peut se retrouver à l’approche du tunnel : ne vous y engagez pas. Arrêtez-vous sur la zone de sécurité la plus proche, feux de détresse, et appelez. Dans le tunnel, un véhicule en panne gagne l’abri signalé, moteur coupé, et ses occupants rejoignent l’issue de secours.
La M 974, la côte de Nuits et les vendanges
Au sud de la ville, la M 974, ancienne route nationale 74, file vers Beaune en longeant le pied de la côte viticole, de Marsannay-la-Côte aux grands crus de la côte de Nuits. Les villages sont traversés par des rues étroites, et les domaines reçoivent à l’automne bennes à vendange et porteurs, puis toute l’année les camions d’expédition des bouteilles.
Un porteur engagé dans une ruelle de village ou dans un chemin de vigne ne se dégage qu’avec précaution : murets, bornes et virages serrés limitent la dépanneuse. Donnez le nom du domaine, la rue et la largeur disponible, et signalez un chargement de raisin, qui ne peut pas attendre longtemps.
L’A 38 vers le plateau, et l’hiver bourguignon
À l’ouest, l’A 38, autoroute gratuite, remonte la vallée de l’Ouche vers le plateau de l’Auxois et le raccordement à l’A 6. L’altitude y monte vite, et l’hiver arrive plus tôt sur le plateau qu’en ville : brouillard, verglas et neige surprennent les ensembles qui quittent la plaine. À l’est et au nord, l’A 39 et l’A 31 emmènent le fret vers le Jura et vers la Lorraine.
Par grand froid, les pannes de démarrage et de circuit d’air se multiplient après une nuit à l’arrêt. Sur une route verglacée, un ensemble qui glisse vers le fossé ne doit pas être relancé : feux de détresse, triangle en amont si possible, et appel en décrivant la pente et l’état de la chaussée.
Ce que Dijon demande le plus
Le dépannage sur place passe en premier, entre 200 et 600 € HT hors fournitures : batterie 24 V, air gelé, AdBlue, électricité. Le pneumatique sur site suit, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Le remorquage vers l’atelier de votre choix coûte de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT du kilomètre au-delà du forfait. Un ensemble dans le fossé après une plaque de verglas relève du treuillage, entre 500 et 3 000 € HT, ou du relevage, entre 1 500 et 6 000 € HT, s’il est couché. Voir la page prix d’un remorquage poids lourd.
Rocade, autoroutes et agrément autour de Dijon
Autour de Dijon, l’A 38 est une autoroute gratuite de l’État, où le dépannage est confié à des dépanneurs agréés par la préfecture ; l’A 31, l’A 39 et l’A 311 relèvent du réseau concédé et du dépanneur agréé par le concessionnaire. Sur la rocade, le dégagement s’organise avec son exploitant. Nous vérifions à l’appel si le partenaire de la Côte-d’Or détient l’agrément du tronçon ; sinon, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
Sur la M 974, la M 905, la M 903, la M 971, dans les villages, les zones d’activité, les rues et les parkings, l’intervention est ordinaire.