Trente-neuf communes, cinq autoroutes et presque aucune place pour s’arrêter
L’A 1, l’A 3, l’A 86 et l’A 104 : un réseau sans bande d’arrêt continue
Le département est quadrillé : l’A 1 et l’A 3 partent de Paris vers le nord et l’est, l’A 86 les relie en rocade, l’A 103 fait une courte antenne vers Villemomble, l’A 104 et la N 2 desservent l’aéroport, et les échangeurs se succèdent tous les deux ou trois kilomètres, avec des voies d’entrecroisement courtes, des tranchées couvertes et, par endroits, aucune bande d’arrêt d’urgence. Aux heures de pointe, un ensemble arrêté sur la voie de droite remonte un bouchon de plusieurs kilomètres en quelques minutes.
Si le camion peut encore avancer, il ne s’arrête pas dans une tranchée ni sous un tunnel : il atteint la sortie suivante. S’il est bloqué, les feux de détresse, les occupants à l’abri derrière la glissière ou dans l’abri du tunnel, puis un appel avec l’autoroute, le sens, le numéro d’échangeur ou le point kilométrique.
Tremblay, Villepinte et Paris Nord 2 : la porte de Roissy
Au nord-est, Tremblay-en-France porte une partie de l’aéroport de Roissy, et la zone qui s’étend entre Villepinte, Tremblay et la limite du Val-d’Oise aligne le parc d’affaires de Paris Nord 2, des entrepôts de fret aérien et le parc des expositions de Villepinte, l’un des plus grands du pays. Les montages et démontages de salons font entrer en quelques jours des centaines de semis de stands et de matériel, avec des créneaux horaires, des files d’attente et des quais attribués.
Un porteur en panne dans une file de montage se signale au responsable logistique du parc, qui attribue un accès au dépanneur ; donnez le hall, la porte et le créneau. Dans la zone de fret, le badge et le poste de sûreté commandent l’entrée, et le dépanneur s’y organise avec l’exploitant.
Saint-Ouen, L’Île-Saint-Denis et les ponts de la Seine
À l’ouest, Saint-Ouen et L’Île-Saint-Denis bordent la Seine : les anciens docks reconvertis en quartiers neufs, le marché aux puces et ses rues encombrées le week-end, les ponts qui mènent vers les Hauts-de-Seine et le port de Gennevilliers, de l’autre côté du fleuve, où convergent les semis de conteneurs. Un pont franchi dans le mauvais sens, et c’est un détour de plusieurs kilomètres par des carrefours saturés.
Un camion en panne sur un pont se signale avec le nom du pont, le sens et la voie occupée : le dégagement y est prioritaire. Aux abords du marché aux puces, le samedi et le dimanche, dites la rue et l’entrée, et un porteur coincé se dégage en marche arrière guidée.
L’est sans autoroute, les chantiers du métro et les rues à gabarit réduit
Plus on s’éloigne des autoroutes vers l’est, plus le réseau se resserre : Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Coubron et Sevran ne sont desservies que par des départementales et des rues en pente sur le plateau, et les livraisons y passent par des carrefours à feux et des voies de bus. Partout, les chantiers du Grand Paris Express et des quartiers en renouvellement font circuler des bennes de déblais, des toupies et des porte-engins entre des emprises clôturées et des routes déjà chargées.
Une benne immobilisée à la sortie d’un chantier se signale avec le nom du chantier, la porte et le chef de chantier à prévenir ; un porteur bloqué dans une rue trop étroite, avec la rue, le carrefour et ce qu’il empêche de passer, bus compris.
Tarifs constatés en Seine-Saint-Denis pour les demandes les plus courantes
La demande la plus fréquente reste le dépannage sur place, facturé entre 200 et 600 € HT hors fournitures : batterie de 24 volts après un week-end sur un parking de Paris Nord 2, circuit d’air, AdBlue, capteur ou démarreur. Vient ensuite le pneumatique sur site, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique.
Pour remorquer vers un atelier du nord francilien, le forfait va de 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et de 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT par kilomètre au-delà ; dans un département aussi compact, le forfait couvre souvent tout le trajet. Le décrochage d’une semi à la sellette devant un hall d’exposition coûte entre 200 et 400 € HT, le treuillage d’une benne enlisée sur un chantier entre 500 et 3 000 € HT, et le relevage à la grue d’un ensemble couché dans une bretelle entre 1 500 et 6 000 € HT. Le détail est sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Des autoroutes de l’État, et un agrément à vérifier
Aucune autoroute de la Seine-Saint-Denis n’est concédée : l’A 1, l’A 3, l’A 86, l’A 103, l’A 104 et la N 2 sont des voies de l’État, gratuites, et c’est la préfecture qui y agrée, par secteur, les dépanneurs autorisés, avec une permanence et des obligations distinctes pour les plus de 3,5 tonnes. Le partenaire du département est-il agréé pour ce secteur ? Nous le vérifions à l’appel, et c’est le cas de presque tous nos partenaires poids lourd ; sinon, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
Au-delà de Roissy, l’A 1 devient concédée, et la règle change : c’est alors l’agrément du concessionnaire qui compte. Dans le parc des expositions, la zone de fret, les chantiers, le marché aux puces et les rues, il n’y a pas d’agrément à contrôler : ce sont les consignes de l’exploitant et de la police qui s’appliquent.
Un seul interlocuteur pour la Seine-Saint-Denis, le Val-d’Oise et l’Oise
Le partenaire poids lourd de la Seine-Saint-Denis couvre les 39 communes et couvre aussi le Val-d’Oise et l’Oise : un camion en panne à Tremblay, à Gonesse ou à Survilliers garde le même interlocuteur, de la porte de Paris jusqu’à la barrière de Chamant. Ici, le délai dépend moins de la distance que de la circulation et de l’heure : donnez l’autoroute, le sens et l’échangeur, ou la rue et le carrefour, et le partenaire vous dit quand il arrive et combien il demande, avant de partir.