Une île sans autoroute, où tout arrive par le port et repart par des routes de montagne
Le port, les ferries mixtes et la gare cargo
Tout ce que consomme le sud de la Corse débarque à Ajaccio : les navires mixtes de fret et de passagers venus de Marseille accostent à la gare cargo du boulevard Sampiero, les ferries de Toulon et de Nice au quai L’Herminier. Chaque arrivée libère une file de semis et de porteurs qui traversent le centre-ville pour rejoindre la route de l’aéroport et les routes territoriales. L’été, les rotations se multiplient et les quais sont saturés.
Une semi qui ne redémarre pas sur le pont d’un navire ou dans la file de débarquement se signale au personnel du port, qui indique l’accès au dépanneur : donnez la compagnie, le quai et la position. Le décrochage à la sellette libère souvent la file avant que le tracteur ne parte.
Les routes territoriales, la T 20 vers Bastia et la T 40 vers Bonifacio
Depuis 2014, les anciennes nationales corses sont des routes territoriales, gérées par la Collectivité de Corse. La T 21 relie le port à l’aéroport et à la zone d’activité de Mezzavia en voie large ; la T 20 remonte ensuite vers Corte et Bastia par des cols et des gorges, la T 40 descend vers Propriano, Sartène et Bonifacio par des virages en corniche. Ce sont des routes à une voie par sens, sans bande d’arrêt d’urgence, où un poids lourd en panne coupe la seule liaison.
Si le véhicule avance, gagnez un élargissement ou l’entrée d’un village ; sinon, feux de détresse, triangle loin en amont dans le virage, occupants hors de la chaussée, puis la demande, en donnant la route, le sens et le point kilométrique ou le village. Le dégagement s’organise avec l’exploitant de la route.
Mezzavia, les chantiers et le centre-ville l’été
La zone d’activité de Mezzavia, sur la route de l’aéroport, concentre les transporteurs, les entrepôts, les grandes surfaces et les centrales à béton qui alimentent les chantiers de la ville ; le centre ancien, entre le port et la citadelle, a des rues étroites livrées en porteur à l’aube, et l’été, la route des Sanguinaires et le bord de mer sont saturés de voitures et de cars.
Une toupie chargée en panne sur un chantier de la ville se signale en priorité, avant que le béton ne prenne ; un porteur coincé dans une rue du centre est tiré en marche arrière guidée jusqu’au premier carrefour. Dites toujours si le véhicule doit reprendre un ferry, et à quelle heure.
Ce qu’Ajaccio demande le plus
Ce que l’on demande d’abord, c’est un dépannage sur place, de 200 à 600 € HT hors fournitures, qu’il s’agisse de batterie 24 V, de circuit d’air, de surchauffe dans un col ou d’électricité. Le pneumatique sur site complète le tableau, entre 200 et 500 € HT hors pneumatique. Dans la file du port, le décrochage à la sellette se situe entre 200 et 400 € HT.
Le remorquage revient à 400 à 900 € HT pour un porteur jusqu’à 19 tonnes et à 800 à 1 600 € HT pour un ensemble articulé, puis 3 à 6 € HT du kilomètre au-delà du forfait, et sur une île l’atelier adapté peut être à l’autre bout. Le treuillage d’un ensemble sorti dans un talus de montagne se situe entre 500 et 3 000 € HT. Chaque poste est détaillé sur la page prix d’un remorquage poids lourd.
Autoroute et agrément à Ajaccio
Il n’y a aucune autoroute en Corse, et donc aucun tronçon concédé ni voie express de l’État : sur les routes territoriales, le dégagement s’organise avec l’exploitant de la route et l’intervention est ordinaire. La règle de l’agrément s’applique en revanche dès que le camion débarque sur le continent, à Marseille, à Toulon ou à Nice : sur les autoroutes qui partent des ports, seul un dépanneur agréé pour le tronçon intervient, et nous le vérifions avant tout départ ; sinon, la borne d’appel d’urgence ou le 112.
Sur la T 21, la T 22, la T 40, la T 20, la D 111A, dans les rues, au port, à Mezzavia et sur les parkings, l’intervention est ordinaire, sous réserve des consignes du gestionnaire du site.